"En Turquie, pas de récession en vue" — Banque mondiale

Xavier Trudeau
Janvier 13, 2019

Au Maroc, le taux de croissance en 2018 est estimé à 3,2%.

Même constat pour le Maroc, dont la croissance s'établirait à 3,2%. Des chiffres définitivement éloignés de ceux annoncés pour 2019 et pour 2020.

La croissance économique mondiale devrait ralentir à 2,9% en 2019, contre 3% en 2018 selon les estimations révisées à la baisse, dans un contexte de montée des risques de récession, a fait savoir mardi la Banque mondiale. Pour rappel, dans son rapport de suivi de la situation économique de l'Algérie, publié en octobre de l'année dernière, la Banque mondiale signalait qu'après un fort ralentissement de la croissance au premier semestre 2017, le gouvernement a assoupli son programme de rééquilibrage budgétaire au quatrième trimestre 2017 et au premier semestre 2018.

Le Royaume dépasserait des pays comme la Jordanie et l'Algérie (2,3% chacune). "En Algérie, on estime que les dépenses publiques ont contribué à accélérer la croissance, qui a atteint 2,5% durant l'année écoulée", a noté la BM.

S'agissant des pays exportateurs de pétrole, ils devraient connaître une légère amélioration de la conjoncture économique cette année. Il devrait s'établir à 2,9% en 2019. Ce niveau devrait augmenter davantage à la faveur d'un surcroît d'investissements et de la réforme des cadres réglementaires, à en croire la BM. En dépit du ralentissement de la croissance des échanges commerciaux mondiaux et du resserrement des conditions de financement externes, des facteurs intérieurs - notamment les réformes des politiques publiques - devraient stimuler l'activité économique.

"Les facteurs géopolitiques, combinés à l'incertitude autour des volumes de production attendus des pays exportateurs de pétrole, pourraient provoquer l'instabilité des prix du pétrole", relève encore l'institution de Bretton Woods.

Les pays émergents et en développement parviendront tout juste à maintenir une croissance moyenne de 4,2 % jusqu'en 2020, avant de repartir à la hausse en 2021 et une croissance moyenne estimée à 4,6%. Pour la Banque mondiale, cette croissance molle serait due à au relâchement du commerce international et de l'activité manufacturière, outre les tensions commerciales et pressions considérables subies par les pays émergents sur les marchés financiers.

Ohnsorge, l'une des rédactrices du rapport annuel sur les perspectives économiques globales de la banque mondiale, a partagé avec le correspondant d'Anadolu, mercredi, ses perspectives sur l'économie turque.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL