La ligne de train Nantes - Lyon ouverte à la concurrence

Xavier Trudeau
Janvier 10, 2019

Ce sera une des premières applications de la réforme dite "pour un nouveau pacte ferroviaire" de juin 2018 où la concurrence est considérée comme un moyen d'améliorer le service public: l'ouverture progressive à la concurrence est prévue par la loi à partir de décembre de cette année 2019. Tout d'abord parce qu'il s'agit de "trains d'équilibre du territoire " (TET), dont l'autorité organisatrice est l'État, de la même manière que les régions sont les autorités organisatrices des lignes TER. L'Etat va donc lancer cette procédure sur deux lignes TET, devançant les régions qui ont annoncé leur intention de le faire sur certaines lignes TER, mais qui n'ont pas formellement franchi le pas.

Le ministère des Transports ouvre la voie à un autre opérateur que la SNCF pour les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon. À l'heure actuelle, ces deux lignes qui comptent un million de voyageurs par an perçoivent 25 millions d'euros de subventions chaque année.

L'objectif est que les régions passent des appels d'offres pour choisir un opérateur chargé d'exploiter tout ou partie de leurs TER, pendant quelques années, dans le cadre de délégations de service public. Elles pourraient potentiellement passer dans le giron d'un nouvel opérateur, autre que la SNCF.

"La concurrence doit permettre d'apporter des nouveaux services, des démarches innovantes pour les voyageurs et de réduire peut-être les coûts [.] pour la collectivité qui subventionne les services ferroviaire, explique-t-on au ministère des Transports. Un nouvel opérateur pourrait au plus tôt être désigné début 2022 pour ces deux lignes réunies en un seul lot".

"Que le meilleur gagne!", résume-t-on au ministère. Les tarifs d'un Lyon - Nantes tournent de autour de 90 / 180 euros par trajet, avec une durée de 4h30 / 5h20.

Parmi la poignée de lignes que doit conserver la SNCF, Paris-Clermont, Paris-Limoges-Toulouse et Bordeaux-Marseille drainent des trafics beaucoup plus importants, mais le gouvernement n'a pas jugé "opportun" de les inclure dans l'appel d'offres. Car la convention en vertu de laquelle la SNCF exploite ces lignes, signée entre ce transporteur et l'État, arrivera à échéance en 2020.

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