Le gouvernement dénonce des "agitateurs qui veulent l'insurrection" — Gilets jaunes

Claudine Rigal
Janvier 8, 2019

"Ce n'est pas moi qui suis visé, c'est la République", par "ceux qui souhaitent l'insurrection, renverser le gouvernement", mais "la République tient debout", a souligné le porte-parole.

Les bureaux de M. Griveaux sont situés dans les lieux qui abritent également le ministère des Relations avec le Parlement, non loin de Matignon.

C'était notamment le cas à Rouen, où l'un des portes-parole locaux du mouvement, l'avocat François Boulo, a fait part de son espoir: "Le Mouvement ne s'essoufflera pas".

"Ce n'est pas moi qui ai été attaqué, c'est la République" et "la maison de France", a réagi Benjamin Griveaux. Mon officier de sécurité m'a dit: 'Monsieur le ministre, il faut partir'. "Vers 16h30, une quinzaine de personnes, certaines habillées en noir, d'autres avec un gilet jaune, ont défoncé la porte du ministère avec un engin de chantier", témoigne une personne présente sur place, citée par le quotidien. Une enquête est ouverte, selon le parquet de Paris. Quelques membres du gouvernement ont diffusé des photos de ces dégâts.

Vendredi, veille de cet acte VIII, il s'en était pris au mouvement qui "pour ceux qui restent encore mobilisés, est devenu le fait d'agitateurs qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement ". Il n'y a pas eu pour l'instant d'interpellation.

L'intrusion de samedi a déclenché de vives réactions au sein de la majorité.

Samedi 5 janvier 2019, en marge de la manifestation des "gilets jaunes " à Paris, plusieurs personnes ont vandalisé la cour du secrétariat d'Etat après en avoir défoncé la grille. "Derrière les fonctions, il y a aussi un humain, père de jeunes enfants. où est la fraternité?" Selon le porte-parole du PS, Pierre Jouvet, "aucune contestation ne justifie de frapper des policiers à terre, d'attaquer un ministre, de casser, de brûler". "L'engagement politique ne doit pas se faire au prix de ces violences!", s'est émue Marlène Schiappa sur Twitter.

Plus de peur que de mal pour Benjamin Griveaux. "Je condamne les violences, mais aussi la volonté de l'exécutif d'envenimer la situation".

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