Le pétrole termine en forte hausse à New York

Xavier Trudeau
Janvier 7, 2019

"Au cours des derniers mois, l'Arabie saoudite a augmenté sa production de plus d'un million de barils/jour", a-t-il relevé.

Les experts de l'OPEP s'attendent à une hausse des cours du baril de brent entre 65 et 70 dollars/baril à partir d'avril prochain, mais certains analystes l'estiment en dessus de 70 dollars en moyenne en 2019, contre 72 dollars en 2018. Selon un spécialiste parisien, hier mercredi, 'les cours du pétrole se sont soudainement redressés (.) après la parution de données faisant part d'une nette baisse des exportations saoudiennes, signe que le royaume pétrolier est disposé à faire des efforts pour réduire l'offre'. Un volume favorable à la reprise des prix et à l'équilibre du marché.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de février prenait 91 cents à 48 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a terminé à 55,95 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,04 dollar par rapport à la clôture de mercredi.

"L'année commence comme la précédente avait fini, avec une volatilité exacerbée", a résumé Tamas Varga, analyste de PVM.

Selon l'enquête Reuters, l'Opep a pompé pour 32,68 millions de barils par jour (bpj) le mois dernier, un chiffre en baisse de 460.000 bpj par rapport à novembre et le plus fort recul mensuel depuis janvier 2017.

C'est acté. L'Angola a fait suite à la décision de l'OPEP en réduisant, depuis le 1er janvier, sa production pétrolière de 47.000 barils par jour sur les 1,528 million de barils.

Selon Scott Darling, il existe actuellement autant de facteurs susceptibles de plomber les prix, citant en cela la faiblesse de la demande et les incertitudes pesant sur des membres de l'Opep quant au respect des engagements de réduction, y compris sur l'Arabie Saoudite, le plus grand producteur de l'Organisation.

Les investisseurs doivent également prendre en compte la production des États-Unis, qui est devenue le premier producteur mondial avec l'essor de son industrie du pétrole de schiste.

Dans ce contexte, les données hebdomadaires de l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA) seront scrutées lors de leur publication vendredi.

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