Le président de la Banque mondiale annonce sa démission

Xavier Trudeau
Janvier 9, 2019

"Le travail de la Banque Mondiale est plus important que jamais alors que les aspirations des pauvres progressent dans le monde et que les problèmes comme celui du changement climatique, des épidémies, des famines et des réfugiés continuent de croître en ampleur et en complexité", a encore écrit Jim Yong Kim.

Alors que l'institution multilatérale a toujours été dirigée par un Américain, cette tradition pourrait être abandonnée à l'occasion de la sélection du successeur de Jim Yong Kim par les administrateurs qui représentent ses 189 pays actionnaires. Son départ sera effectif le 1er février.

La démission surprise, le 7 janvier 2019, du Président de la Banque Mondiale, le Sud-Coréen originaire de la Corée du Nord, Jim Yong Kim, est un coup de tonnerre qui risque fort d'ébranler l'institution créée en 1945 et dont le siège est à Washington DC.

Dans un communiqué, Jim Yong Kim, qui a présidé la Banque mondiale pendant six ans, indique seulement qu'il va rejoindre "une société" d'investissements et se focaliser "sur les investissements dans les infrastructures dans les pays en développement".

En interne, l'annonce a fait l'effet d'une bombe. Le président aurait reçu une offre intéressante d'un fonds d'investissement.

Âgé de 59 ans, médecin de formation, il est passé par l'Organisation mondiale de la santé de 2003 à 2006 où il a dirigé le département sur le sida. Parallèlement, il rejoindra le conseil d'administration de Partners In Health (PIH), une organisation qu'il a cofondée il y a plus de 30 ans.

Kristalina Georgieva, CEO de la Banque mondiale, assurera la présidence ad interim à partir du 1er février.

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