Les États-Unis vont demander l'extradition de la numéro deux de Huawei

Claudine Rigal
Janvier 23, 2019

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a fait ces remarques lors d'un point de presse quotidien après que les Etats-Unis ont informé le gouvernement canadien de leur intention de procéder à une demande officielle d'extrader Mme Meng.

"Nous allons persévérer dans notre demande d'extradition de l'accusée Meng Wanzhou et respecterons les délais fixés par le traité d'extradition américano-canadien", a déclaré le porte-parole du département de la Justice, Marc Raimondi.

L'ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton, n'a pas précisé quand la demande d'extradition serait faite mais la date limite pour la formuler est fixée au 30 janvier, poursuit le journal.

A Davos, en marge du Forum économique mondial, le président du géant chinois des télécoms, Liang Hua, a souhaité un règlement rapide de cette affaire.

Les États-Unis se préparent à l'extradition du directeur financier de Huawei en provenance du Canada.

Les Etats-Unis accusent Meng d'avoir dissimulé des liens existant entre l'équipementier télécoms chinois et une firme qui essayait de contourner les sanctions américaines contre l'Iran.

Le gouvernement de Justin Trudeau réfléchirait déjà à une réplique; ainsi, le Ministre de la Sécurité publique Ralph Goddale a laissé entendre il y a quelques jours que le Canada pourrait interdire à Huawei le marché (canadien) de la 5G.

"Le Canada et les Etats-Unis ont arbitrairement mal utilisé leur traité d'extradition bilatéral, tout en violant sévèrement la sécurité et les droits et intérêts légitimes de la citoyenne chinoise", a affirmé Mme Hua, exhortant le Canada à libérer immédiatement Mme Meng et à sauvegarder ses droits et intérêts légitimes. Une nouvelle comparution en justice est prévue le 6 février. Un troisième Canadien, Robert Lloyd Schellenberg, a été condamné à mort la semaine dernière pour une précédente affaire de trafic de drogue, une peine beaucoup plus lourde que les 15 ans d'emprisonnement imposés en première instance en 2016.

L'arrestation de la dirigeante de Huawei a créé une crise diplomatique entre Ottawa et Pékin.

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