Les vols au départ de Heathrow suspendus à cause d'un drone — Londres

Claudine Rigal
Janvier 9, 2019

De mystérieux drones ont perturbé le trafic de l'aéroport londonien d'Heathrow, empêchant tout avion de circuler pendant environ une heure. "Par mesure de précaution, nous avons suspendu les départs le temps d'enquêter", avait annoncé l'aéroport sur son compte Twitter vers 18h50.

"Les vols au départ d'Heathrow ont repris mardi en fin d'après-midi après avoir été suspendus environ une heure en raison du signalement d'un drone, a déclaré une porte-parole à l'Agence France-Presse". Interrogée par l'AFP, une porte-parole n'a pas été en mesure de dire combien de vols étaient concernés.

L'incident, qui a impacté des des centaines de vols et plus de 140 000 passagers a été jugé suffisamment sérieux pour décider de mettre en place une parade avec le projet d'installer des systèmes anti-drone, au prix d'un investissement de plusieurs millions de livres sterling.

Le ministre des Transports, Chris Grayling, a dénoncé mardi à la Chambre des Communes un acte "délibéré" et prévenu que les responsables "s'exposent à la peine de détention maximale pour cet acte criminel extrêmement irresponsable".

Un incident similaire avait déjà créé la pagaille à l'aéroport de Gatwick, le deuxième aéroport le plus fréquenté du Royaume-Uni, situé au sud de Londres, entre le 19 et le 21 décembre. L'armée avait alors été appelée en renfort pour assurer la sécurité du site.

Les drones seront interdits dans une zone de 5 kilomètres autour des aéroports contre 1 kilomètre jusqu'à présent, selon des mesures annoncées lundi soir par le gouvernement britannique pour renforcer la sécurité des aéroports contre ces engins volants. La police a également été critiquée pour son traitement de l'affaire à Gatwick, après avoir admis comme " une possibilité " qu'il n'y ait jamais eu de drone à proximité de l'aéroport.

À partir du 30 novembre, les détenteurs de drones pesant entre 250 grammes et 20 kilos devront s'enregistrer et passer un test de compétences au pilotage de drones. Suspecté, un couple avait été arrêté puis relâché sans inculpation. Aucune arrestation n'a eu lieu depuis. Les policiers pourront infliger des amendes pouvant aller jusqu'à 100 livres (112 euros) par exemple si un utilisateur de drone refuse de faire atterrir l'appareil ou ne présente pas la preuve de son enregistrement.

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