L'Europe dans la course — Objectif Lune

Alain Brian
Janvier 22, 2019

"L'Europe doit y tenir sa place", a ajouté le nouveau patron de la société de lanceurs, qui a remplacé Alain Charmeau le 1er janvier dernier. Cette annonce intervient alors que l'année 2019 marque le cinquantième anniversaire des premiers pas de l'homme sur la Lune, en 1969.

ArianeGroup a signé dans cette perspective un contrat avec l'ESA pour "étudier la possibilité d'aller sur la Lune avant 2025". "Les scientifiques espèrent pouvoir extraire de l'eau et de l'oxygène du regolithe, la poussière à la surface de la Lune, afin de permettre une autonomie aux premiers habitants du satellite".

50 ans après les "petits pas pour l'homme" de Neil Armstrong, seuls trois pays se sont pour le moment posés sur la Lune: les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Au début du mois, Pékin faisait notamment alunir un engin sur la face cachée du satellite naturel, à 384 000 kilomètres de la Terre. Pas vraiment. Elle est à la remorque des autres grandes puissances spatiales. Les Etats-Unis et la Russie, mais aussi l'Inde ou Israël sont également dans la course - y compris, pour certains projets, en coopération internationale.

Pour l'Europe, souvent considérée comme trop timide en la matière, il s'agit d'affirmer ses ambitions spatiales et de préserver son accès à l'espace, mais aussi de faire progresser la science.

Cette étude confiée à ArianeGroup "fait partie du plan global de l'ESA pour faire de l'Europe un partenaire majeur au niveau mondial dans le domaine de l'exploration dans la prochaine décennie", a déclaré David Parker, le directeur de la branche Exploration humain et robotique à l'ESA.

"L'utilisation des ressources spatiales pourrait se révéler la clé d'une exploration durable de la Lune", a-t-il ajouté.

ArianeGroup dirigerait un consortium " innovant et exclusivement européen", qui comporte Arianespace (qui fournirait un lanceur Ariane 6 - version 64 -, capable d'expédier 8,5 t vers l'orbite cislunaire), la startup allemande PTScientist (qui fournirait l'atterrisseur), et la PME belge Space Application Services (qui fournirait " le segment sol, les équipements de communication et les opérations de services associées ").

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