Maduro met à l'indexe Washington — Instabilité au Venezuela

Claudine Rigal
Janvier 23, 2019

"Nous avons un rendez-vous historique avec notre pays, avec l'avenir de nos enfants", a lancé mardi en pleine session parlementaire Juan Guaido, le président du Parlement, unique institution contrôlée par l'opposition. Par la suite, ces militaires ont enregistré une vidéo dans laquelle ils incitaient la population à se lever contre le président Nicolas Maduro.

Mardi, le vice-président américain Mike Pence a affiché sa solidarité avec la manifestation de l'opposition. "Pour l'heure, 25 ont été arrêtés sur les lieux" de l'insurrection, dans le nord de Caracas, "et deux ont été arrêtés ailleurs", a déclaré Cabello, en sa qualité de porte-parole du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), ont rapporté des médias électroniques locaux.

Deux drames se sont déroulés pratiquement au même moment samedi après-midi dans.

" Permettez-moi de vous exprimer le soutien indéfectible des États-Unis, tandis que vous, le peuple vénézuélien, faites entendrevotre voix dans l'appel à la liberté".

Pour le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, M. Pence a ordonné aux militaires insurgés de remettre des armes à des militants d'opposition afin que, habillés en uniforme de soldat, ils tirent sur la foule pendant la manifestation d'opposants, pour déstabiliser le gouvernement. La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, s'en est également prise au vice-président américain qui, selon elle, "prétend venir gouverner le Venezuela en donnant des instructions sur ce qui doit se passer demain au Venezuela, appelant ouvertement à un coup d'Etat".

Une nouvelle tentative de soulèvement de militaires s'est soldée par un échec.

Le Parlement a notamment promis une " amnistie " aux membres de l'armée qui refuseraient de reconnaître le nouveau mandat du chef de l'État.

Depuis l'installation des députés début 2016, les décisions du Parlement sont systématiquement annulées par la Cour suprême, composée de fidèles du régime.

"Ils ne peuvent pas déclaré inconstitutionnel le désir de changement d'un peuple", a affirmé Juan Guaido, selon lequel le soulèvement de lundi est la preuve un mécontentement croissant dans l'armée.

Le bref soulèvement d'un groupe de militaire lundi a fait monter la tension, alors que des mobilisations anti et progouvernementales sont annoncées mercredi, premier retour à la rue depuis les violentes manifestations de 2017 qui avaient fait quelque 125 morts.

De leur côté, les partisans du gouvernement veulent afficher leur soutien au président vénézuélien, investi le 10 janvier pour un deuxième mandat, contesté par l'opposition et non reconnu par les États-Unis, l'Union européenne et de nombreux pays d'Amérique latine. Maduro a réagi en accusant les États-Unis, par l'intermédiaire de Pence, d'essayer d'organiser un coup d'État.

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