RDC: l'opposant Félix Tshisekedi proclamé vainqueur de la présidentielle

Claudine Rigal
Janvier 11, 2019

"Pourquoi ces barrières?", se lamente un habitant de Kinshasa.

En RD-Congo, 10 jours après l'élection présidentielle du 30 décembre, les résultats provisoires ont été publiés, par la Commission électorale nationale (Céni), ce jeudi 10 janvier, à une heure du matin.

Ces résultats sont en contradiction avec le décompte effectué par la Conférence épiscopale nationale du Congo, selon laquelle la victoire revient à un autre dirigeant de l'opposition, Martin Fayulu, ont cependant dit deux diplomates quelques instants après l'annonce de la CENI.

"Il semble que les résultats proclamés, Monsieur Tshisekedi déclaré vainqueur, ne soient pas conformes aux résultats qu'on a pu constater ici ou là", a affirmé sur la chaîne CNews, le ministre français des Affaires Etrangères français pour qui les résultats publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) proclamant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle ne sont pas conformes à la vérité des urnes. "Aucune Congolaise, aucun congolais ne peut tolérer une telle forfaiture qui en fait est une grave atteinte à la dignité de notre pays et à son peuple", a rejeté Martin Fayulu Madidi, le candidat malheureux qui appelle "tous ceux qui ont observé les élections" de "nous dire la vérité, de publier les résultats".

"C'est une honte. Les gens qui sont habitués à tromper le peuple veulent continuer à tromper le peuple", déclare Martin Fayulu sur RFI.

La réaction de la Cenco est particulièrement attendue puisqu'elle avait annoncé, le 3 janvier, qu'elle connaissait le vainqueur de l'élection. Martin Fayulu parle ensuite d'escroquerie.

En outre, depuis la fin du dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila, l'Église catholique a amené un combat acharné pour une alternance démocratique.

" Il faut qu'on garde son calme, qu'on évite les affrontements et que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ce que l'on imaginait, à ce qui était avancé", a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

C'est aussi la première fois que le Président sortant accepte de se retirer sous la pression de la Constitution et non des armes.

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