Timochenko en lice pour la présidentielle du 31 mars — Ukraine

Claudine Rigal
Janvier 23, 2019

Dans les derniers sondages, il est crédité de 8,8% des intentions de vote, contre respectivement 13,8% et 16% pour Petro Porochenko et Ioulia Timochenko.

Dans une ambiance joyeuse, certains de ses partisans portaient mardi le drapeau bleu et jaune de l'Ukraine et d'autres brandissaient des pancartes sur lesquelles était inscrit "Crois en l'Ukraine!", accompagné du cœur rouge symbolisant le parti.

Cette ancienne Première ministre apparaît pour le moment comme la mieux placée pour déloger le président sortant Petro Porochenko, arrivé au pouvoir dans la foulée de la révolution de Maïdan, en 2014, et dont la popularité s'est érodée, la corruption endémique demeurant.

Le premier tour de l'élection présidentielle doit se tenir le 31 mars prochain et pendant son discours d'une heure et demi, elle a appelé au vote par référendum d'une "nouvelle constitution qui éliminerait le système oligarchique, la corruption et le non-respect de la loi".

Elle a également demandé une adhésion "urgente" à l'OTAN et salué la création récente d'une nouvelle Eglise ukrainienne indépendante de Moscou.

Ioulia Timochenko, une ancienne femme d'affaires, est une personnalité aussi charismatique que controversée en Ukraine.

Ioulia Timochenko avait été condamnée et emprisonnée sous l'ex-président pro-russe Viktor Ianoukovitch, qui l'avait battue à la présidentielle de 2010 et qui a été lui-même chassé du pouvoir quatre ans plus tard. Elle a été libérée à la faveur du soulèvement pro-européen du Maïdan en 2014.

La campagne électorale a officiellement ouvert le 31 décembre en Ukraine.

Des critiques mettent cependant en exergue son manque d'expérience et soulignent ses liens avec l'oligarque Igor Kolomoïski, le propriétaire de la chaîne de télévision sur laquelle Volodymyr Zelensky est devenu célèbre.

Vainqueur de l'élection de mai 2014 organisée dans le sillage d'un soulèvement pro-européen qui avait renversé le gouvernement de Viktor Ianoukovitch, M. Porochenko, 53 ans, avait promis d'ambitieuses réformes. Des positions clairement pro-occidentales dans ce pays toujours en proie à la rébellion des séparatistes pro-russes dans le sud-est du pays. Ce conflit militaire, qui a fait plus de 10 000 morts, a fortement éprouvé l'économie ukrainienne, poussant Porochenko à demander l'aide du FMI.

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