Un employé chinois d'Huawei arrêté pour espionnage — Pologne

Xavier Trudeau
Janvier 12, 2019

Les "actions présumées" de Wang Weijing, interpellé mardi sur le territoire polonais, "n'ont pas de rapport avec la compagnie", a affirmé Huawei dans un communiqué, ajoutant qu' "en conformité avec les termes et les conditions du contrat de travail, nous avons pris cette décision parce que l'incident en question a discrédité Huawei". Le 1er décembre, une responsable du géant chinois des télécoms a été arrêtée au Canada à la demande des Etats-Unis. Ils soupçonnent l'entreprise de violation des sanctions américaines contre l'Iran à qui Huawei aurait vendu des équipements pour les réseaux de communications.Ces mêmes.

Fondée par un ancien ingénieur de l'armée chinoise, Huawei a déjà été au centre de soupçons d'espionnage dans plusieurs pays dont les Etats-Unis, l'Australie et le Japon, qui lui ont interdit de bâtir un réseau d'internet ultrarapide, la 5G.

"Un Polonais et un Chinois ont été arrêtés sous l'accusation d'espionnage".

La montée en puissance sur la scène internationale de Huawei, deuxième fabricant mondial de smartphones et incontournable dans les réseaux mobiles, s'accompagne d'une présence accrue sur les radars des services de contre-espionnage occidentaux et de revers retentissants.Le dernier exemple en date se passe en Pologne.

Treize Canadiens ont été détenus en Chine depuis son arrestation dont huit ont été remis en liberté, a indiqué le 4 janvier le ministère canadien des Affaires étrangères. "Le Chinois est un homme d'affaires travaillant pour un important groupe d'électronique", avait annoncé vendredi l'adjoint au ministre polonais chargé de coordonner les services de renseignement Maciej Wasik.

Le gouvernement chinois s'est dit "très préoccupé" par l'annonce de l'arrestation d'un de ses ressortissants.

Le Polonais impliqué avait dans le passé travaillé pour des organes officiels et était actuellement conseiller de la filiale polonaise du groupe français de télécommunications Orange.

Interpellées mardi, ces deux personnes sont soupçonnées d'avoir agi " pour le compte des services chinois et au détriment de la Pologne", avait de son côté précisé Stanislaw Zaryn, le porte-parole du ministre.

Selon plusieurs médias polonais, dont la chaîne de télévision privée Polsat News et la chaîne publique TVP Info, le suspect chinois serait l'un des directeurs de la filiale polonaise du groupe géant chinois Huawei, tandis que le Polonais serait expert en sécurité informatique et ancien officier de l'Agence de sécurité intérieure ABW - dont les hommes l'ont arrêté.

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