Cancer du col de l'utérus : l'OMS rappelle la nécessité de la vaccination

Evrard Martin
Февраля 6, 2019

Le cancer du col de l'utérus est un cancer qui, contrairement à la plupart des autres cancers, est évitable par la vaccination.

'Des rumeurs infondées entravent l'augmentation de la vaccination, qui est pourtant cruciale dans la prévention du cancer du col de l'utérus', s'est alarmée dans un communiqué Elisabete Weiderpass, directrice du Centre international de recherche sur le cancer (Circ/IARC), qui dépend de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les infections à Papillomavirus humains sont très fréquentes et se transmettent lors des contacts sexuels, environ 8 femmes sur 10 sont exposées à ces virus au cours de leur vie.

Chaque année, plus d'un demi-million de femmes reçoivent le diagnostic de cancer du col de l'utérus et 300 000 femmes en meurent. L'organisme prévoit que si la prévention n'augmente pas, le cancer du col de l'utérus pourrait causer la mort de 460.000 femmes par an d'ici 2040.

Elisabete Weiderpass a ainsi déclaré "Pour marquer la journée mondiale contre le cancer 2019, le Circ réaffirme sa volonté de combattre la maladie et confirme sans équivoque que le vaccin anti-HPV est efficace et sûr ". Et pour certains HPV, appelés HPV à haut risque, ces lésions peuvent évoluer vers un cancer en dix à vingt ans. Deux d'entre eux, HPV 16 et 18, provoquent 70% des cancers et des lésions précancéreuses du col de l'utérus, selon l'OMS, qui recommande de vacciner les filles âgées de 9 à 14 ans, un vaccin qui fait régulièrement l'objet de controverses. La France, où la vaccination est conseillée pour les filles entre 11 et 14 ans, réfléchit à la possibilité d'étendre cette recommandation aux garçons. Un rattrapage est possible jusqu'à l'âge de 19 ans. "Actuellement, la plupart des femmes chez lesquelles un cancer du col utérin a été diagnostiqué sont atteintes d'un cancer avancé, pour lequel les chances de guérison sont limitées" souligne l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce cancer touche notamment les femmes dans les pays à moyens ou bas revenus. "Cette situation ne pourra pas permettre d'obtenir les effets observés dans les pays à forte couverture vaccinale.", explique-t-il.

A noter que la vaccination ne protège pas contre tous les HPV liés au cancer du col de l'utérus, c'est la raison pour laquelle le dépistage par frottis doit être réalisé tous les trois ans de 25 ans à 65 ans, que l'on soit vaccinée ou non.

Chaque année en France, on compte environ 3000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus et plus de 1000 décès.

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