Alcool. Un Français sur quatre boit trop

Evrard Martin
Mars 28, 2019

En France, en 2017, 23,6 % de la population consommait de l'alcool au-delà du nouveau repère de dix verres par semaine établi par les experts mandatés par Santé publique France et l'Institut national du cancer.

Avec 41 000 morts par an en France, l'alcool reste la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac selon Santé publique France, qui pointe les risques de cancers, de maladies cardiovasculaires et de maladies digestives. Une information alarmante qui a poussé l'agence sanitaire Santé Publique France a mettre en place une nouvelle campagne contre l'abus d'alcool. Chez les plus jeunes par exemple, avec des épisodes de consommations excessives trop réguliers.

Durant la campagne, un film de 30 secondes soulignant qu'"au-delà de 2 verres par jour vous augmentez vos risques d'hémorragie cérébrale, de cancers et d'hypertension" est diffusé sur les chaînes nationales et d'Outre-Mer, les plateformes de vidéo en ligne et les réseaux sociaux. D'ailleurs, d'après l'agence sanitaire Santé Publique France, un Français sur quatre boirait trop d'alcool.

Dans le détail, 19,2 % ont déclaré avoir bu plus de deux verres d'alcool en une journée au moins une fois au cours de la semaine précédente, 9,7 % ont déclaré avoir bu plus de 10 verres d'alcool au cours des sept derniers jours et 7,9 % ont déclaré avoir consommé de l'alcool plus de cinq jours sur sept.

"Maximum deux verres par jour, et pas tous les jours". Un tiers des personnes dépassant le seuil recommandé ont un revenu mensuel net inférieur ou égal à 1 200 euros.

Lancée avec le ministère de la Santé, cette campagne comprend aussi des chroniques radio, un volet numérique et des vidéos dans les salles d'attente d'hôpitaux et maisons de santé. Et cela, ajoute-t-il, " sans nier la dimension 'plaisir' qui peut être associée à la consommation d'alcool ". A utiliser sans oublier qu'un "verre standard de vin", c'est un petit ballon de bistrot. Certes, l'alcool est "un vrai lubrifiant social et un acteur essentiel de notre culture et de notre économie", mais il est surtout responsable de dommages considérables sur notre santé, et ce "dès un faible niveau de consommation".

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