Autres: Un bon accord commercial avec Pékin, sinon rien, menace Trump

Claudine Rigal
Mars 10, 2019

Washington et Pékin ont entamé depuis le début de l'année des négociations sérieuses pour tenter de mettre fin à leurs différends commerciaux et la guerre des tarifs douaniers déclenchée par Donald Trump l'an passé. Il menace d'interrompre les discussions si les points les plus contestés n'étaient pas résolus. Un changement de ton radical après avoir exprimé son optimisme les semaines passées. "Nous sommes tous optimistes mais, encore une fois, nos conditions doivent être remplies", a-t-il ajouté, rappelant l'objectif de l'administration Trump: des changements structurels de la part de Pékin en mettant fin à des pratiques jugées déloyales comme le vol de la propriété intellectuelle, le transfert de technologies ou la politique de subventions aux entreprises d'Etat. D'ailleurs une visite du président chinois aux USA, selon la presse américaine, avait été annoncée pour le mois de Mars, à la station balnéaire de Donald Trump à Mar-Lago. "Rien n'est inscrit dans le marbre", a commenté Larry Kudlow.

C'est Donald Trump lui-même, qui avait évoqué fin janvier une réunion avec le dirigeant chinois, expliquant qu'il s'agirait de résoudre alors les derniers points d'achoppement.

Terry Branstad, ambassadeur des États-Unis en Chine, déclarant à un journal économique que Washington et Beijing n'avaient pas encore fixé de date pour un sommet et qu'aucune des deux parties ne considéraient qu'un accord serait imminent.

Les deux superpuissances économiques se sont engagées dans une bataille commerciale depuis près d'un an; s'imposant mutuellement des droits de douane élevés sur plus de 360 milliards de USD d'échanges bilatéraux. Elle fait aussi redouter un net ralentissement de la croissance mondiale. "Nous n'en sommes pas là pour le moment", a-t-il concédé.

La tension diplomatique entre les deux pays consécutive à la crise commerciale semblait pourtant s'être résorbée.

Et Larry Kudlow a souligné que les négociations allaient bon train. "Les documents élaborés il y a deux semaines (lors de négociations à Pékin) avancent énormément", a-t-il assuré".

Face aux détracteurs qui prédisent un accord au rabais qui ne se traduirait que par des achats supplémentaires de produits agricoles et des produits du secteur de l'énergie -déjà concédés par Pékin-, le conseiller rétorque: "Nous nous penchons toujours sur les problèmes structurels, sur la mise en oeuvre" d'un potentiel accord. Pour le moment, les deux pays assurent que cette affaire n'est pas sur la table des négociations commerciales.

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