Hommes-femmes : les entreprises notées sur l'égalité à partir du 1er mars

Xavier Trudeau
Mars 3, 2019

La loi est limpide. Seules les entreprises de plus de 1 000 salariés sont concernées pour le moment.

Pour 83% d'entre elles, les écarts de rémunération entre hommes et femmes à tranche d'âge et poste équivalent sont inférieurs à 8% (après une marge de tolérance). A compétence et poste égaux, cet écart moyen salarial est toujours de 9 %.

La ministre du Travail, aux côtés de Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, a prévu de donner quelques résultats consolidés mardi. Cette proportion est de 44% chez les entreprises de 250 à 1.000 salariés et de 41% pour celles de 50 à 250 salariés. Il compte pour 40 points: une entreprise dans laquelle l'écart est inexistant se voit attribuer la totalité de ces points, contre 0 point pour une entreprise où il dépasserait 20% (un décret détaille le barème de calcul). Le tout sur la base de cinq critères: les écarts de rémunération, les pratiques de promotion individuelle, la probabilité pour les femmes d'obtenir une augmentation, le bénéfice pour les salariées de retour de congé maternité des augmentations générales accordées durant leur absence et enfin le nombre de femmes parmi les dix plus hauts postes de l'entreprise. L'index gouvernemental est donc encore loin d'être au point.

Pour assurer son efficacité, l'index se double d'une obligation de transparence puisque les entreprises devront rendre ces écarts publics, dès ce vendredi pour les grandes entreprises. Les autres auront jusqu'au 1 septembre (et jusqu'à 2020 pour les moins de 50 salariés).

A l'inverse, les meilleures élèves étaient les entreprises de l'hébergement et de la restauration, où les petits salaires ne permettent pas d'accentuer les écarts, le transport et l'entreposage, et les services d'administration, d'enseignements et de santé, lesquels sont plus féminisés, selon le ministère du Travail.

Si le score global est inférieur à 75, les entreprises auront trois ans pour se mettre en conformité et atteindre le seuil requis, faute de quoi elles se verront imposer une sanction financière pouvant aller jusqu'à 1% de leur masse salariale.

Alors que jusqu'à présent les entreprises avaient "une obligation de moyens", elles auront désormais "une obligation de résultat", insiste la ministre du Travail. Ce qui signifie que 94 % ont des efforts à faire pour arriver à l'égalité salariale.

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