Huit morts dans l'effondrement d'un immeuble à Lagos — Nigeria

Claudine Rigal
Mars 14, 2019

Difficile pour l'heure d'établir un bilan des blessées et des personnes décédées mais le temps presse car de nombreux enfants sont pris au piège des décombres.

L'effondrement s'est produit peu avant 10 h du matin, selon Olamide Nuzbah, un habitant du voisinage qui a assisté au drame: " On était dehors en train de fumer quand on a vu l'immeuble "tomber" ", a-t-il témoigné.

Le gouverneur de Lagos, Akinwuni Ambode, s'est rendu sur les lieux et a présenté ses condoléances aux familles, mais n'a pour le moment pas précisé le nombre de victimes. Un bulldozer tente de dégager les gravats pour faciliter le passage des secouristes après l'effondrement d'un immeuble abritant une école maternelle et primaire à Lagos, au Nigeria. Passant par le toit du bâtiment, ces derniers tentaient d'atteindre les étages inférieurs, engagés dans une course contre la montre pour sauver les survivants. Pour aider les personnes coincées à l'intérieur, des volontaires sont venus apporter des masques à oxygène en provenance d'un hôpital voisin, face à certains responsables des urgences sous-équipés.

Un jeune garçon a été sauvé.

Plusieurs enfants ont été évacués au compte goutte. Au moins huit personnes sont mortes et 37 personnes ont été évacuées vivantes. "Sur place, une responsable du ministère local de la santé, le Dr Titi Goncalves, a ainsi assuré aux journalistes qu'au moins " 20 blessés " étaient arrivés, évoquant " une journée tragique ". Les habitants se sont également mobilisés pour apporter des sachets d'eau et des casques aux sauveteurs couverts de poussière, en très grande difficulté.

Un résident a déclaré à la BBC que le gouvernement de l'État de Lagos avait destiné le bâtiment à la démolition depuis 2018 mais que les occupants avaient refusé de quitter les lieux.

Lagos Island est un quartier populaire, abondamment peuplé et l'un des plus anciens de la capitale économique. Au Nigeria, les effondrements de bâtiments meurtriers sont fréquents.

"Je ne peux vous en dire plus pour le moment".

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL