Incertitude sur le maintien ou non de l'État au capital d'ADP

Xavier Trudeau
Mars 13, 2019

" Dans 70 ans, il y a un retour dans l'Etat, donc ce n'est pas une privatisation, il ne faut pas raconter n'importe quoi ", a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Interrogé sur ce point lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat mardi après-midi, Benjamin Griveaux s'est voulu rassurant sur les nombreuses garanties prévues pour encadrer la diminution de la présence de l'Etat dans le capital d'ADP, notamment en termes de sécurité mais aussi de contrôle des investissements et des tarifs par exemple.

"Les 20%, c'est une option", a précisé à Reuters son entourage, en précisant que plusieurs possibilités étaient en cours d'examen.

Les signataires de la tribune rappellent qu'ADP permet de générer pour l'Etat " 175 millions d'euros de dividendes, en constante progression", qui " pourraient être consacrés au financement de l'innovation mais qui iront dans la poche des investisseurs privés ".

L'enjeu est de taille pour le gouvernement: la privatisation d'ADP fait partie des grandes mesures prévues dans la loi Pacte qui passe en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale à partir de ce mercredi jusqu'à vendredi.

Le projet de loi Pacte pour la croissance des entreprises prévoit la suppression de l'obligation pour l'État de détenir la majorité du capital d'ADP.

Bruno Le Maire, fervent défenseur de ce projet, a affirmé à plusieurs reprises qu'il ne reviendrait pas dessus.

"La privatisation est " un non-sens autant qu'une erreur stratégique " et " l'Assemblée nationale ne saurait engager l'intérêt supérieur de la Nation dans ce projet aventureux", écrivent dans une tribune parue dimanche dans le Parisien ces élus PS et apparentés, dont de nombreux d'Ile-de-France.

Les signataires mettent en avant les précédents de la privatisation des autoroutes et celle de l'aéroport de Toulouse-Blagnac pour justifier leur opposition.

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