La BCE repousse la hausse des taux, nouveaux prêts aux banques — Marché

Xavier Trudeau
Mars 9, 2019

Elle repousse le moment de relever ses taux, promettant de les maintenir à leur plus bas taux historique au moins "jusqu'à la fin" de cette année, alors qu'elle se fixait jusqu'à présent "l'été 2019" pour horizon.

L'agenda de jeudi est dominé par la réunion de la BCE.

Les Bourses européennes évoluent sur une note prudente à la mi-séance, dans l'attente de la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

"Un signe de panique ou une tentative pour prendre une longueur d'avance?" s'interroge Carsten Brzeski, économiste chez ING, au sujet de la banque centrale.

Dans un contexte de croissance atone, la BCE n'a pas d'autres choix que d'agir. Pour 2021, elle table toujours sur 1,5%.

En décembre dernier, elle avait annoncé des perspectives de croissance de 1,7 % en 2019.

Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait KO après avoir souffert, hier, des annonces peu engageantes de la BCE.

Une projection similaire a été faite par l'Organisation de coopération et de développement économiques. Pour faire face à cette situation, l'institution maintiendra ses taux inchangés jusqu'à la fin de l'année et lancera une nouvelle série de prêt avantageux à destination des banques (TLTRO-III). Cette croissance avait été accompagnée d'affirmations selon lesquelles l'économie mondiale connaissait une croissance synchronisée et qu'elle commençait enfin à tourner la page après la dévastation économique provoquée par la crise financière mondiale de 2008-2009. Depuis novembre, l'euro a décroché, tombant à son plus bas niveau depuis novembre face au billet vert à 1,1231 dollars. Les États-Unis ont réussi à inverser la tendance, en grande partie grâce aux mesures de relance prises par l'administration Trump.

Le brut léger américain perd 1% à 56 dollars le baril, pénalisé par l'augmentation plus forte que prévu des stocks de brut américain la semaine dernière.

Le premier pas de la BCE devrait être d'offrir de nouvelles liquidités aux banques de la zone euro afin de soutenir la distribution de crédit aux entreprises. Il a ramené l'inflation prévue pour 2019 à 1,2 %, en baisse par rapport à la projection de 1,6 % prévue en décembre, avec des réductions similaires pour les deux années suivantes.

Eurostat a confirmé son estimation de croissance de 0,2% du PIB de la zone euro au quatrième trimestre 2018, par rapport au trimestre précédent. Cela fait suite à une contraction de 0,1 % au troisième trimestre.

La zone euro n'est pas menacée de récession, mais comme elle est très dépendante du commerce international, elle subit depuis plusieurs mois des risques de plus en plus importants, des tensions protectionnistes aux inquiétudes géopolitiques en passant par le Brexit et les turbulences dans certains pays émergents.

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