"La solution à l'impasse ne peut être trouvée qu'à Londres" — Brexit

Xavier Trudeau
Mars 14, 2019

Londres supprimera 87% des droits de douane en cas de "no-deal".

"Si nous quittons (l'UE) sans accord, nous supprimerons la majorité de nos droits de douane, tout en les maintenant pour certaines industries les plus sensibles ", a déclaré le secrétaire d'Etat à la politique commerciale, George Hollingbery, lors d'un point de presse. "Cette approche équilibrée permettra de soutenir les emplois britanniques, et d'éviter une potentielle flambée des prix qui affecterait durement les ménages les plus modestes ", a-t-il ajouté.

On se rapproche clairement vers un no deal. Si ce délai supplémentaire n'est pas accordé - et il est possible que ce soit le cas -, alors le Royaume-Uni ne fera plus partie de l'Union européenne et des taxes douanières se dresseront sur la route des importations et des exportations de biens.

Si les députés britanniques rejettent ce mercredi une sortie sans accord, ils devront se prononcer jeudi sur un "report court et limité" du Brexit.

Afin de limiter les effets d'un éventuel retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) sans accord, les eurodéputés, réunis en session plénière à Strasbourg, ont adopté mercredi une série de mesures d'urgence relatives aux voyages, aux transports, au programme Erasmus, à la sécurité sociale et à la pêche, dans un contexte toujours incertain quant à l'avenir du Brexit à deux semaines de la date fixée pour le divorce du Royaume-Uni avec l'UE.

Dans ce nouveau régime douanier temporaire, qui entrerait en vigueur le soir du 29 mars en l'absence d'un accord ou d'un report du Brexit et qui durerait 12 mois au maximum, 87 % des importations ne seraient ainsi pas soumises à des droits de douane.

Les mesures législatives de sauvegarde adoptées mercredi dans le contexte du retrait du Royaume-Uni de l'UE impliquent la garantie que les citoyens de l'UE au Royaume-Uni et les citoyens britanniques dans l'UE-27 conservent les prestations de sécurité sociale acquises avant le retrait.

Nous reconnaissons que cette approche présente des défis, notamment le flux de marchandises non surveillé au Royaume-Uni, et de potentiels abus.

Le nouveau régime ne s'appliquerait pas toutefois aux importations en provenance de pays avec lesquels le Royaume-Uni aura déjà conclu un accord de libre-échange, ainsi qu'à environ 70 pays en développement qui ont un accès préférentiel au marché britannique.

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