Londres obtient des ajustements de l'accord avec Bruxelles — Brexit

Claudine Rigal
Mars 12, 2019

Il y a deux mois, la Chambre des communes avait rejeté à une majorité massive l'accord de divorce conclu fin novembre par la Première ministre britannique avec Bruxelles, la renvoyant à la table des négociations. Et juge qu'il appartient dorénavant au gouvernement de Theresa May de s'entendre avec les députés britanniques pour sortir l'épineux Brexit de l'impasse.

Londres a trouvé un accord avec l'Union européenne sur des " changements légalement contraignants " à l'accord de Brexit, a annoncé le vice-premier ministre britannique David Lidington, lundi soir, devant le parlement.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar est prêt à donner son feu vert aux garanties trouvées lundi dans l'accord sur le Brexit entre le gouvernement britannique et l'Union européenne, a également affirmé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. "Il n'y aura pas de troisième chance", a averti M. Juncker. Soulignant que les discussions se poursuivaient entre Theresa May et les dirigeants européens réunis dans la ville alsacienne où se tient une session plénière du Parlement européen, il a promis aux députés britanniques la présentation de deux documents. Il "reflète l'engagement du Royaume-Uni et de l'UE à travailler au remplacement du filet de sécurité avec des arrangements alternatifs d'ici décembre 2020", a-t-il dit. Le principal point d'achoppement des discussions réside dans le filet de sécurité, un dispositif de dernier recours visant à éviter le retour d'une frontière physique en Irlande du Nord, afin de préserver les accords de paix de 1998 et l'intégrité du marché unique européen. "Le Premier ministre serait préparé à soutenir cette approche dans l'intérêt d'un accord global", a déclaré, lors d'une conférence de presse à Strasbourg, aux côtés de la Première ministre britannique Theresa May, Jean-Claude Juncker, affirmant avoir été "en contact constant" avec Leo Varadkar. "Demain vous aurez à faire un choix fondamental, voter pour cet accord amélioré ou plonger le pays dans une crise politique", a-t-il mis en garde.

"Nous allons certainement analyser cela avec beaucoup, beaucoup de soin", a déclaré Nigel Dodds. L'accord est "dans le pétrin, vraiment dans le pétrin", estimait lundi la BBC.

Un rejet de l'accord pourrait signifier que le Royaume-Uni quittera l'UE dans le chaos le 29 mars, après 46 ans d'une relation souvent houleuse. Car si le texte devait être rejeté, Theresa May a décidé d'organiser un vote mercredi sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord.

Si les députés refusent cette option, ils voteront jeudi sur une proposition de report "limité" du Brexit, au-delà du 29 mars.

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Ue), Brexit est fixée au 29 mars 2019, dans moins de trois semaines. Mais les 27 devront donner leur accord et les dirigeants européens ont prévenu que toute demande de report devra être dûment justifiée.

"Nous avons fait tout notre possible pour rassurer le Royaume-Uni".

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