Marine Le Pen en campagne au Salon de l'agriculture — Politique

Claudine Rigal
Mars 14, 2019

Marine Le Pen avait tweeté le 16 décembre 2015 des photos d'exactions du groupe Daech, en réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin qu'elle accusait d'avoir "fait un parallèle" entre le groupe dit "Etat islamique" et le FN.

Pareillement, le député Gilbert Collard va aussi comparaître devant le tribunal pour "diffusion d'images violentes", selon toujours ces mêmes sources, confirmant une information du Parisien.

Plus d'informations à suivre sur Paris Match.

L'Etat islamique est coutumier des assassinats de journalistes: en 2014, le journaliste américain James Foley avait été décapité dans une vidéo de propagande. "Interrogé par l'Agence France-Presse, le parquet de Nanterre a confirmé ces réquisitions, précisant qu'elles dataient du 19 décembre".

"On a détourné totalement ce texte pour l'instrumentaliser contre Marine Le Pen à des fins de persécution politique", a réagi son conseil David Dassa-Le Deist.

"C'est un acharnement", a estimé Jean-Marc Descoubes, avocat de Gilbert Collard, qui affirme lui aussi que l'article invoqué n'est pas "applicable" aux faits. Par ailleurs, " Gilbert Collard avait pris le soin, par rapport à ses deux tweets, de faire des commentaires explicatifs et pédagogiques", a-t-il ajouté.

Quelques semaines après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, la publication de ces images très violentes avait immédiatement soulevé un tollé au sein de la classe politique mais aussi au-delà. La présidente du parti d'extrême droite Rassemblement national (RN) avait été inculpée pour " diffusion de message violent susceptible d'être vu ou perçu par un mineur ".

M. Collard avait quant à lui diffusé la photo d'un homme gisant au sol, le crâne défoncé, avec ce commentaire: " Bourdin compare le FN à Daech: le poids des mots et le choc des bobos!

Mise en examen il y a un an à la suite de ces publications, la justice a ordonné un examen psychiatrique à son encontre, le 20 septembre dernier mais elle s'y était nettement insurgée. Dénonçant une "méthode" utilisée "dans les régimes totalitaires", elle avait déclaré qu'elle ne s'y rendrait "bien sûr" pas.

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