Mark Zuckerberg veut recentrer Facebook sur les échanges privés

Xavier Trudeau
Mars 8, 2019

Mais ça, c'était avant.

Pour lui, l'avenir de la plateforme repose sur la confidentialité (personne ne soutiendra le contraire), avec des fonctionnalités telles que le chiffrement de bout en bout ou l'interaction entre ses différentes apps (Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp). C'est ce qu'annonce le PDG de l'entreprise Mark Zuckerberg, dans une lettre publiée sur le réseau social.

Dans un second temps, Mark Zuckerberg s'est également penché sur un autre sujet: le Facebook Coin.

"Aujourd'hui, nous voyons déjà que les messages privés, les 'stories' éphémères et les petits groupes sont de loin les formats de communication en ligne qui croissent le plus vite", a-t-il écrit dans un post publié sur sa page Facebook.

Depuis sa création, en 2004, Facebook rime avec réseau social et partages publics. En conséquence, la maison de Zuckerberg est également surveillée par des gardes en permanence, et il existe au moins une panic room dans l'une de ses habitations.

Comment Mark Zuckerberg compte-t-il transformer la place publique qu'est aujourd'hui Facebook, selon ses propres termes, en espace plus intime à l'image d'un salon? Le groupe, qui a mis près de 20 milliards de dollars sur Whatsapp et 1 milliard de dollars pour Instagram, veut s'éloigner des formats de communication ouverte que Facebook permet historiquement.

Si cela a pris plusieurs années, le fondateur de Facebook se plie désormais aux règles de sécurité imposées par son équipe au quotidien, et est suivi par des gardes du corps 24 heures et 24 et 7 jours sur 7. Pas si simple. Le problème de Facebook n'est pas qu'une question de vie privée ou de sécurité des données.

Sécuriser le stockage des données.

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Coté stockage, le groupe s'engage à ne pas stocker "des données sensibles" dans des serveurs situés dans des pays "connus pour des violations de droits humains, comme la confidentialité ou la liberté d'expression". "C'est pourquoi WhatsApp ne stocke aucune clé de cryptage et nous prévoyons de faire de même avec nos autres services", promet Mark Zuckerberg. L'entreprise américaine a été contrainte de sortir de sa réserve en 2018, année noire pour le réseau social. Le scandale de Cambridge analytica l'a effondré personnellement. "Mais nous avons montré à maintes reprises que nous pouvons évoluer pour construire les services que les gens veulent vraiment, y compris dans la messagerie privée et les histoires".

C'est un pari risqué financièrement car il supprime ainsi un des moyens de Facebook de récupérer des données et les messageries sont un véhicule pour l'instant moins évident pour les annonceurs publicitaires. Le grand problème de Facebook, c'est son succès. Mais en matière de vie privée, les belles promesses ont souvent été abandonnées.

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