Mozambique : Au moins 10 morts dans des inondations

Claudine Rigal
Mars 17, 2019

Le président Peter Mutharika a décrété samedi l'état de catastrophe naturelle. La marée de tempête, une élévation anormale du niveau de la mer, est un phénomène dévastateur.

Le cyclone tropical Idai a causé ce vendredi d'importants dégâts sur la ville côtière mozambicaine de Beira (centre) et sa région, quelques jours après des pluies diluviennes qui ont déjà fait plus de 60 morts dans le pays.

Les rares secouristes qui ont réussi à rallier la région ont rapporté des destructions de grande ampleur. Des quartiers pauvres ont été "totalement écrasés", selon des bénévoles de la Croix-Rouge locale cités par leur Fédération internationale.

Vingt-quatre heures plus tard, le premier bilan livré par les autorités locales faisait état d'au moins 19 morts et plus de 70 blessés dans la province de Sofala, dont Beira est le chef-lieu, selon la radio nationale.

Plus tôt, cette semaine, des pluies torrentielles se sont abattues sur 14 districts du pays, inondant de nombreux villages.

Au Malawi, la réponse humanitaire, les efforts de secours et de recherche et des évaluations rapides sont en cours, et le gouvernement a lancé un appel au secours en termes de fourniture de matériels de secours d'urgence, notamment des tentes, de la nourriture, des médicaments et des hélicoptères pour les opérations de secours et envoyer de l'aide. Après son atterrissage, le Cyclone Idai devrait parcourir l'intérieur des terres, apportant de fortes pluies dans le centre du Mozambique et potentiellement dans l'est du Zimbabwe. IDAI a déjà provoqué le déplacement de 17 000 personnes et fait plus de 140.000 sinistrés. "Son passage a encore aggravé leurs souffrances", a souligné Marcoluigi Corsi, le représentant de l'Unicef au Mozambique.

Le Mozambique et le Malawi, deux des pays les plus pauvres du monde, sont soumis depuis des années déjà à de longues périodes de sécheresse alternant avec des épisodes de fortes pluies dévastateurs.

Les inondations ont également provoqué ces derniers jours 30 morts et laissé plus de 230 000 personnes sans abri dans le sud du Malawi voisin, selon les autorités locales.

Les autorités malawiennes ont monté à la hâte près de 200 camps pour accueillir les sinistrés, qui y vivent dans des conditions précaires à la merci du paludisme.

Une catastrophe qui n'a pas laissé indifférente la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

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