Quimper : un Gilet jaune à terre frappé par des gendarmes

Claudine Rigal
Mars 11, 2019

Déjà visionnée plus plus de 700 000 fois en l'espace de 48 heures, la séquence montre un Gilet jaune recevant plusieurs coups de matraque alors qu'il participait à l'acte XVII des Gilets jaunes à Quimper. Samedi, lors de la mobilisation des "gilets jaunes" à Quimper (Finistère) samedi dernier, un homme a été frappé par les forces de l'ordre alors qu'il se trouvait à terre.

La scène a été filmée par un "street médic", un membre du personnel soignant au sein des manifestants, et diffusée sur Internet. Mais le jeune homme, prénommé Max, se plaque sur la rambarde du pont et s'y accroche.

Cet après-midi, ils ont mis le cap sur le centre commercial de Langueux, autre lieu symbolique pour les gilets jaunes briochins. Un gendarme le frappe alors avec une matraque sur le dos à au moins 9 reprises, entouré de deux autres gendarmes dont un maintient sa tête, avant de s'en aller. La vidéo ne montre pas ce qu'il s'est passé avant la réaction violente des forces de l'ordre. Si la vidéo ne montre pas les raisons de l'intervention, Max Barré a répondu aux questions de l'AFP: "Je traversais le pont pour retrouver des collègues de l'autre côté quand ils [les gendarmes mobiles] m'ont couru après". Au début, le "Gilet Jaune" s'est accroché à une rambarde métallique sur un pont et ne voulait pas bouger. "Ils ne m'ont rien dit, je ne sais pas ce que j'ai fait, j'étais dans ma bulle, j'ai été frappé sans raison", a ajouté Max, qui se dit blessé légèrement, avec de multiples hématomes.

Chauffeur routier de profession, l'homme n'a pas été interpellé samedi. Au cours d'une précédente manifestation, le 17 novembre 2018, il avait déjà reçu une balle de LBD (lanceur de balle de défense) dans le visage. Ce dernier envisage de porter plainte.

La charge a probablement été provoquée, selon lui, par une bouteille jetée sur les forces de l'ordre de ce côté de la rivière "qui ne venait pas de Max".

Vesr 18h, plusieurs centaines de personnes sont toujours présentes devant la préfecture et poursuivent leurs agressions contre les forces de l'ordre. Dans un communiqué publié samedi, elle avait fait état de neuf interpellations, et condamné l'action de "nombreux casseurs provenant de départements voisins".

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