Retraites: Buzyn promet de "maintenir un haut niveau de solidarité"

Evrard Martin
Mars 13, 2019

L'endométriose survient quand l'endomètre se développe à l'extérieur de l'utérus et s'étend à d'autres endroits tels que la surface extérieure de l'utérus, les ovaires, les ligaments soutenant l'utérus, etc. Les experts ont identifié plusieurs facteurs de risque tels que les règles précoces, les antécédents familiaux, l'absence de grossesse antérieure, etc.

L'endométriose est une maladie gynécologique chronique et invalidante qui touche au moins une femme sur dix.

Former les jeunes médecins au diagnostic de l'endométriose, envisager cette maladie lors des consultations des jeunes femmes dès le début de l'adolescence... voici quelques mesures du "plan d'action pour renforcer la prise en charge de l'endométriose", présenté ce 8 mars par la ministre en charge de la Santé, Agnès Buzyn. "Une pierre vraiment lourde, qui aurait besoin d'éclater ". Et 30 à 40% des femmes diagnostiquées pour une endométriose souffrent d'infertilité. Résultat: les femmes atteintes mettent en moyenne sept ans à recevoir le diagnostic. Les personnes malades estimant que leur douleur est "normale ".

Le grand public - comme les médecins - doivent être sensibilisés à cette maladie mal connue.

Pour y parvenir, le plan pour renforcer la prise en charge de l'endométriose s'articule autour de trois grands axes: détecter, accompagner, informer. "Je ferai en sorte qu'au moment de ces consultations, des questions soient posées aux petites filles par les professionnels pour essayer d'identifier et de dépister cette maladie ", a expliqué Agnès Buzyn.

Rechercher les signes d'endométriose dans les nouvelles consultations obligatoires du calendrier de suivi médical de l'enfant et de l'adolescent, à 11-13 ans et 15-16 ans pour les jeunes filles.

Enfin, un effort d'information auprès du grand public sera également fait, sur le site Internet Sante.fr et lors des interventions sur la santé sexuelle dans les établissements scolaires. "Ça permettra de gagner du temps sur le diagnostic".

Améliorer l'accès aux soins, par la création de "filières de l'endométriose", mises en place à l'échelle locale par les Agences régionales de santé (ARS).

Mettre en place un groupe de travail national pour définir des "filières endométriose" dans chaque région, d'ici l'été, regroupant des professionnels et associations de patientes. Une attention particulière sera portée sur la prise en charge de la douleur et des troubles de la fertilité par ces filières.

La ministre entend également " promouvoir la recherche " sur l'endométriose, via des appels à projets et une " sensibilisation " par le biais de l'Inserm.

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