Tensions lors des manifestations des 'Gilets jaunes'

Claudine Rigal
Mars 24, 2019

Au total, près de 6000 membres des forces de l'ordre sont engagés à Paris, selon la préfecture de police. Des propos du gouverneur militaire de Paris évoquant vendredi la possibilité pour les soldats " d'ouvrir le feu " ont jeté de l'huile sur le feu.

On a également demandé aux manifestants de déclarer les rassemblements auxquels ils prévoient participer.

"Dans toute la France, de nombreuses personnes ont été interpellées alors même qu'elles tentaient de rejoindre Paris avec des battes de baseball, des projectiles, des masques à gaz et la volonté revendiquée de casser", a poursuivi Christophe Castaner.

L'important dispositif sécuritaire mis en place pour l'occasion souligne la détermination du gouvernement à éviter les scènes de pillage et de saccage qui ont marqué les manifestations de samedi dernier, commentent les médias pour qui cette énième journée de mobilisation "à valeur de test pour l'exécutif critiqué pour sa gestion de la crise des "gilets jaunes " ".

L'acte 19 des "gilets jaunes " se sera soldé par une mobilisation en baisse et très peu de débordements.

La décision de déployer le dispositif Sentinelle s'inscrit dans le cadre des mesures d'ordre public annoncées par le Premier ministre Édouard Philippe, en début de semaine au lendemain d'un acte 18 des "gilets jaunes" particulièrement violent. Devant l'imposant quadrillage policier, les protestataires, parmi lesquels se trouvait le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, ont défilé dans le calme entre la place Denfert-Rochereau (sud de Paris) et la basilique du Sacré-Cœur (nord).

REUTERS  Benoit Tessier
French police water canon vehicle is in place on the Champs-ElyseesREUTERS Benoit Tessier

La préfecture a annoncé que 5 628 contrôles préventifs avaient été effectués, entraînant 56 interpellations et 45 verbalisations de personnes s'étant rendues sur le périmètre interdit, autour des Champs-Elysées.

En province, à Nice où le président chinois est attendu demain dimanche, les manifestations ont été interdites.

Nommé lundi, son remplaçant, Didier Lallement, a pris un arrêté interdisant tout "rassemblement de personnes se revendiquant des 'Gilets jaunes'" avenue des Champs-Elysées et dans un périmètre comprenant la présidence de la République, l'Assemblée nationale, la Place de l'Etoile et une portion de 100 mètres des rues transversales. 80 personnes y ont été interpellées.

A Toulouse, quelques dizaines de manifestants qui avaient rejoint la place du Capitole, où la manifestation était interdite, ont été dispersés par des charges policières.

Par ailleurs, des appels à manifester ont été lancés à Montpellier, Strasbourg et Lyon.

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