Trump annule des sanctions contre Pyongyang parce qu'il "apprécie" Kim Jong Un

Claudine Rigal
Mars 25, 2019

Donald Trump "apprécie" son homologue et juge ces mesures inutiles, a précisé la Maison-Blanche.

"Le Trésor américain a annoncé aujourd'hui que les sanctions existantes contre la Corée du Nord seraient étendues à d'autres sanctions majeures". (AFP/SAUL LOEB)Alors que Pyongyang vient encore une fois de contourner les sanctions internationales et américaines, Donald Trump a annoncé vendredi qu'il annulait les mesures imposées par son propre ministère des Finances en représailles aux méthodes trompeuses de la Corée du Nord pour circonvenir aux sanctions qui lui sont imposées pour qu'elle renonce à son programme nucléaire. Aujourd'hui, j'ai ordonné le retrait de ces sanctions supplémentaires!

Alors que de nombreuses rumeurs entourent toujours la personnalité de Kim Jong-un, la presse sud-coréenne fait ses choux gras en affirmant que le dirigeant du nord a limogé son photographe pour l'avoir pris de trop près et avoir "porté atteinte à sa dignité".

À en croire le média, Ri a violé les règles selon lesquelles les photographes ont interdiction de prendre Kim Jong-un en photo ou de le filmer à une distance inférieure à deux mètres.

Le chef d'Etat, dont la deuxième rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Hanoï n'avait aboutie à aucun accord, faisait visiblement référence aux sanctions annoncées la veille contre deux entreprises de transport maritime chinoises, accusées d'avoir commercé avec la Corée du Nord en dépit des sanctions internationales.

La Corée du Nord a averti qu'elle envisageait de suspendre les négociations et pourrait reconsidérer le gel de ses essais balistiques et nucléaires, en vigueur depuis 2017, à moins que Washington ne fasse des concessions. Jeudi, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, avait ainsi déclaré que les sanctions visaient à empêcher la Corée du Nord de se livrer à des "pratiques illicites dans le trafic maritime". Adam Schiff, un démocrate qui préside la commission du Renseignement à la Chambre des représentants, a pour sa part vivement critiqué le président. Face à la confusion suscitée par ce revirement, la Maison Blanche n'a pas souhaité donné d'explications, ni préciser la nature des sanctions.

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