Zuckerberg veut renouer avec la confidentialité — Facebook

Xavier Trudeau
Mars 10, 2019

Mais face à un ralentissement de sa croissance, tant financière qu'en nombre d'utilisateurs, Facebook, qui vient de fêter ses 15 ans, est contraint d'améliorer son image et de trouver de nouvelles façons de grandir et de gagner de l'argent. Le lancement de Messenger, spin-off de Facebook et la visibilité donnée aux groupes au sein de Facebook, témoignent de cette volonté d'aller vers des modes de communication plus intimes. Des promesses régulièrement accueillies avec un certain scepticisme par les utilisateurs, les élus et les régulateurs à travers le monde. Et le fondateur de Conversationnel de conclure "je pense finalement que Facebook devient ce que Mark Zuckerberg voulait qu'il devienne, c'est-à-dire devenir le service public du digital, mais à ses dépens".

"Les gens devraient rester à l'aise (sur les réseaux) et ne devraient pas avoir à s'inquiéter du fait que ce qu'ils partagent ressurgisse plus tard et leur fasse du tort", affirme M. Zuckerberg, qui promet de limiter la durée de conservation des messages et des "stories". Le PDG de Facebook a déclaré qu'il compte mettre en place des plateformes axées sur des principes de confidentialité accrue.

En particulier, le chef d'entreprise refuse de bâtir des Data Centers " dans les pays qui sont connus pour violer les droits de l'Homme comme la confidentialité et la liberté d'expression ".

Faut-il croire aux vœux pieux de Mark Zuckerberg et lui faire confiance? Elle a été marquée par le retentissant scandale Cambridge Analytica, les fuites de données à répétition, son incapacité à endiguer le phénomène des fake news, ou encore les tentatives d'ingérences politiques et le cyber-harcèlement. Dernier exemple en date: Facebook promettait en mai dernier la création "dans les mois à venir" d'une fonction "clear history", permettant de supprimer son historique de navigation. Tous les médias ont ce jour-là leur visibilité fondre sur Facebook (peut-être de 50% en moyenne: il n'y a pas de chiffre officiel). "Mais nous avons montré à maintes reprises que nous pouvons évoluer pour construire les services que les gens veulent vraiment, y compris dans la messagerie privée et les stories".

Néanmoins, l'existence de ce tunnel secret installé dans les bureaux de Facebook n'a évidemment pas été confirmée par la société américaine, si bien que l'on ne sait pas avec certitude si Zuckerberg a droit à sa propre Zuckcave ou s'il s'agit simplement d'un mythe. Cette monnaie pourrait être utilisée entre les utilisateurs des différentes entreprise du groupe, notamment via les messageries (Messenger, WhatsApp et Instagram dont le rôle marchand est en plein essor).

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