Airbus : l'UE "est prête à riposter" face à Washington, selon Le Maire

Xavier Trudeau
Avril 15, 2019

"Ces entretiens ont toutefois été utiles pour lever certains malentendus", a précisé la source, citant l'exemple de la taxe sur les géants du numérique.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a d'ailleurs appelé Paris la semaine dernière à y renoncer.

Malgré ces éclaircissements, les réunions n'ont pas permis d'écarter le risques de nouveaux tarifs douaniers contre l'Union européenne si celle-ci ne met pas fin aux subventions à Airbus.

Auparavant, Bruno Le Maire avait rencontré son homologue américain, Steven Mnuchin, dans une ambiance plus détendue. Le ministre français comptait au cours de cette visite expliquer son intention à l'administration américaine selon laquelle l'Europe ne se laisserait pas faire sur Airbus.

BRUXELLES, 12 avril (Reuters) - La Commission européenne a dressé une liste de produits importés des Etats-Unis, représentant un total de 20 milliards d'euros, qui pourraient être frappés de droits de douanes élevés dans le cadre du conflit transatlantique concernant les subventions aux constructeurs aéronautiques, selon des diplomates européens.

Mais il reviendra à un arbitre désigné par l'OMC de déterminer "le montant des droits de rétorsion", qui sera moins important que ces 20 milliards, ont-elles expliqué.

Elle s'inscrit dans le cadre des travaux préparatoires en réaction aux subventions américaines accordées par l'État de Washington à Boeing, dans le long différend entre l'UE et les États-Unis au sujet de l'aide financière qu'ils ont accordée à leurs champions respectifs de l'aéronautique.

Malgré l'estimation initiale d'environ 11 milliards d'euros, la liste des produits susceptibles de faire l'objet de sanctions dressée par les États-Unis s'élevait finalement à environ 19 milliards de dollars, dont environ 10 milliards pour les produits agroalimentaires, 4,5 milliards pour les produits industriels et environ 3,5 milliards pour les avions et pièces détachées.

"Nous devons éviter d'en venir là", a-t-il insisté.

La position américaine est soutenue par Boeing, fragilisé par les problèmes de son avion vedette, le 737 MAX, cloué au sol pour une durée indéterminée après deux accidents mortels.

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