ASC : Gouano refuse de porter plainte contre l'auteur de cris racistes

Claudine Rigal
Avril 13, 2019

Vendredi 12 avril a eu lieu un match de football opposant les équipes de Dijon et Amiens, comptant pour la 32e journée de la Ligue 1, la première division française. Nous sommes tous des êtres humains. A noter que le match a été arrêté à la 80ème minute suite à des insultes racistes avant de reprendre quelques minutes après. Je me suis dit: "Ce n'est pas vrai, on est au XXIe siècle, on est en France". Avant de développer devant la presse: "J'ai entendu des bruitages de singe (.)".

"Le racisme existe dans les stades en France, mais on ne peut pas mettre la situation sur le même plan que dans des pays de l'Est ou en Italie", considère le sociologue français du supportérisme Nicolas Hourcade, professeur à l'école Centrale d'ingénieurs de Lyon, interrogé par l'AFP. "De nos jours, nous sommes tous égaux, nous sommes tous des êtres humains. Donc, à partir de là, j'ai pris la décision d'arrêter de jouer, car je ne pouvais pas continuer dans ces conditions-là, avec l'accord de l'arbitre (M. Karim Abed), on a décidé d'interrompre le match parce que c'était inadmissible", a avoué Prince Gouano. "Le mot d'ordre pour moi c'est l'amour", a expliqué Prince Gouano au micro de BeIn Sports après le match. Mais bon, je ne lui en veux pas, il reste humain. Bientôt un autre match, d'autres noirs, un autre terrain, un autre stade, un autre raciste. En rentrant, je suis allé voir les supporters pour les applaudir, j'espère qu'il verra ce geste-là pour que demain, il retransmette à ses enfants que tout ça, ça ne sert à rien. Dans le cadre de notre convention avec la LICRA, nous allons étudier les suites judiciaires. L'ensemble du DFCO apporte son soutien le plus total au capitaine amiènois Prince Gouano.

"Dès ce soir, le club de Dijon a identifié l'auteur des insultes racistes qui a ensuite été interpellé", a ajouté la LFP dans son communiqué, tandis que la commission de discipline "se saisira du dossier" mercredi. Je ne porterai pas plainte, car je pense que cela aura beaucoup plus d'impact que je ne le fasse pas. "Bien sûr que ça m'a blessé, mais ma croyance et ma foi me portent à préconiser le pardon".

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