Dénucléarisation : Donald Trump envisage un troisième sommet avec Kim Jong-un

Claudine Rigal
Avril 13, 2019

La Corée du Nord a remplacé son chef de l'Etat largement symbolique, qui la représente à l'étranger, par un homme sanctionné par les Etats-Unis pour abus présumés des droits humains, a rapporté vendredi la presse officielle.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un est prêt à rencontrer le président américain Donald Trump une troisième fois à la condition que Washington arrive à la table des négociations avec "la bonne attitude", a rapporté samedi l'agence officielle KCNA. Son opposition le critique de plus en plus ouvertement sur sa gestion " prioritaire " de la Corée du Nord en laissant de côté une économie sud-coréenne qui ne va pas bien.

Le Comité central pourrait plutôt procéder à un remaniement au sommet du parti, dont Kim Yong Chol, l'émissaire nord-coréen aux discussions avec Washington, qui s'est " vu le plus reprocher la responsabilité de l'échec du sommet de Hanoï", dit-il.

La réunion a proclamé solennellement à l'intérieur et à l'extérieur du Pays que KIM JONG UN qui, fort de sa perspicacité de penseur et de théoricien exceptionnelle et de son leadership éminent, inaugure la nouvelle histoire de la transformation de toute la société selon le kimilsunisme-kimjongilisme, et manifeste au niveau suprême la force politique et idéologique et le potentiel national inépuisable de la Corée socialiste, grâce à l'idée de primauté des masses populaires et au sens de la valeur de l'Etat, a été réélu au poste de Président du CAE de la RPDC selon la volonté unanime de tout le Peuple coréen.

Le premier face-à-face entre les deux hommes, en juin 2018 à Singapour, s'était achevé sur une déclaration commune évoquant la "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", formulation vague permettant aux deux parties d'en faire des interprétations très différentes.

Cette déconvenue soulève des questions quant à l'avenir du processus.

Néanmoins, les deux camps avaient fait part de leur souhait de poursuivre les discussions.

"Si Pyongyang a vraiment révisé sa Constitution, alors cela signifie simplement que Kim Jong Un a aujourd'hui plus de pouvoir que jamais", estime M. Ahn. Au Vietnam, le Nord avait expliqué qu'il voulait la levée des seules sanctions pesant sur les conditions de vie des Nord-Coréens.

Le mois dernier, un haut diplomate avait déclaré à la presse à Pyongyang que le Nord envisageait de suspendre les négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis.

Après lui avoir rappelé qu'il avait qualifié le président vénézuélien Nicolas Maduro de "tyran", il lui a demandé si une telle description s'appliquait aussi à Kim Jong Un.

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