Des ouvriers de l'entreprise d'échafaudage ont fumé sur le chantier — Notre-Dame

Claudine Rigal
Avril 24, 2019

Son porte-parole, Marc Eskenazi, a confirmé ce mercredi 24 mars 2019 ce que plusieurs salariés ont reconnu devant les enquêteurs: oui, ils ont fumé sur l'édifice.

Plus tôt dans la journée, Le Canard enchaîné a révélé que les enquêteurs avaient retrouvé sept mégots sur le site.

"Effectivement, il y a des compagnons qui, de temps en temps, se sont affranchis de l'interdiction de fumer sur le chantier et on le regrette", a déclaré au Canard enchaîné, dans son édition de ce mercredi 24 avril, le porte-parole de l'entreprise Le Bras Frères.

"L électricité des ascenseurs avait été vérifié, et les documents ont été fournis à la police".

Un problème avec les moteurs électriques?

Concernant les mégots, il est évident que cela est condamnable, mais cela n'a pas pu déclencher l'incendie. Et de détailler à ce sujet: "De toute façon, ils sont loin de la flèche alors que ce qui est établi c'est que l'incendie a démarré à l'intérieur de l'édifice". Pour autant, il est "hors de question", dit-il, que cette négligence soit à l'origine de l'incendie.

Ils ont allumé des cigarettes au sommet de Notre-Dame.

Selon Marc Eskenazi, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) d'Île-de-France a ainsi "mandaté Le Bras Frères pour les travaux de consolidation et de sécurisation de la cathédrale". Mais sont restées reliées au courant depuis et elles ont sonné quelques minutes avant le début de l'incendie. Longtemps muettes, elles avaient été électrifiées provisoirement en 2012. Une piste jugée sérieuse.

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