Etats-Unis: "Je n'ai pas vu le rapport Mueller", affirme Trump

Claudine Rigal
Avril 11, 2019

Ces communications autour de l'enquête russe s'inscrivent dans une période de tensions politiques. La question est de savoir si c'était justifié.

"Pour nous, il était clair que (l'enquête) se terminerait par une montagne accouchant d'une souris, je l'ai toujours dit", a-t-il ajouté.

Ses accusations ont été vivement critiquées par l'opposition démocrate.

Le ministre de la Justice Bill Barr a estimé que la campagne de Donald Trump en 2016 avait été "espionnée" en 2016.

Il s'agit de la première réaction du maître du Kremlin au rapport qui conclut à une volonté de Moscou d'influencer le vote mais pas à une entente entre Donald Trump et la Russie, selon le résumé diffusé par le ministère de la Justice américain.

Pour garantir une enquête indépendante, l'ancien chef du FBI Robert Mueller, un homme unanimement respecté, avait été nommé en mai 2017 procureur spécial responsable d'examiner les soupçons pesant sur le président.

En juillet 2018, Poutine avait admis avoir souhaité la victoire de Trump en 2016, car le candidat républicain avait dit vouloir améliorer les relations avec Moscou, alors qu'elles se sont plutôt détériorées depuis. L'Attorney General a publié deux jours plus tard une note de synthèse de quatre pages déclarant que le procureur spécial n'avait trouvé aucun élément de preuve appuyant la thèse d'une collusion.

Pour Donald Trump, l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur la présumée ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016 aux États-Unis était une "tentative de faire tomber un Président", a-t-il déclaré ce mercredi 10 avril depuis les jardins de la Maison-Blanche. Selon lui, le rapport exonère le président de tous les soupçons de collusion et ne contient pas d'éléments justifiant des poursuites pour entrave à la justice. D'ici une semaine, il devrait publier les quelque 400 pages du rapport Mueller, expurgé de certaines informations sensibles ou compromettantes.

"Je veux être sûr qu'il n'y a pas eu d'actes de surveillance non autorisés", a-t-il dit. "Je ne pense pas seulement au FBI, mais à toutes les agences de renseignement".

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