" "Ghosn se dit " innocent ", accuse des dirigeants de Nissan de " trahison " (vidéo)

Xavier Trudeau
Avril 9, 2019

"Ce n'est pas une histoire de cupidité, de dictature d'un homme".

Dans cette vidéo, Carlos Ghosn dénonce une "conspiration" contre lui, "un complot", et s'inquiète pour Nissan dont les performances sont en train de décliner.

" Le premier message est que je suis innocent ", affirme Carlos Ghosn dans le document filmé la veille de son arrestation. Ce n'est pas nouveau, vous l'avez déjà entendu de moi: "je suis innocent de toutes les accusations portées contre moi", martèle-t-il en préambule de la vidéo diffusée pendant une conférence de presse de son principal avocat, Junichiro Hironaka. Après les interventions dans les médias français ces derniers jours de son épouse, rentrée à Paris, et de son avocat dans l'Hexagone, celui qui est devenu l'un des détenus les plus célèbres du Japon a pu s'adresser directement - bien qu'en différé - aux journalistes, mardi à Tokyo, par l'intermédiaire d'un message vidéo diffusé par son avocat japonais.

L'avocat de Carlos Ghosn compte déposer un recours devant la Cour suprême, ce mercredi, pour demander la remise en liberté de son client. "Il est clair que M. Ghosn ne peut pas détruire de preuves ni s'enfuir, c'est pour cela qu'il avait été libéré sous caution (le 6 mars), donc on ne peut pas dire que cela a changé et l'arrêter sous ce prétexte", a plaidé M. Hironaka.

Carlos Ghosn est placé en garde à vue au moins jusqu'au dimanche 14 avril.

Depuis la France, Carole Ghosn appelle donc à un jugement équitable de son mari et au respect de la présomption d'innocence.

"Quand il a compris qu'il allait être arrêté, il a enregistré une interview par Skype pour TF1 et LCI. Des dirigeants de Nissan ont joué des jeux malsains", explique l'ancien patron. "Il y avait la peur que dans la prochaine étape de l'alliance, l'autonomie de Nissan soit menacée", a-t-il indiqué.

À la tête de la première alliance automobile au monde, unissant Renault, Nissan et Mitsubishi, Carlos Ghosn a été interpellé pour la première fois le 19 novembre 2018 à son arrivée à Tokyo. Il a dit refuser "d'imiter les mauvaises méthodes de Nissan et du bureau du procureur qui font fuiter des noms dans la presse". Selon Carlos Ghosn, cette clique de cadres japonais aurait monté toute l'affaire pour se maintenir à la direction coûte que coûte.

Sur ces images, Carlos Ghosn accuse les dirigeants de Nissan de trahison. Il s'agit du sultanat d'Oman, selon une source proche du dossier. "Ce sont les avocats qui l'ont, elle sera diffusée bientôt", a-t-elle promis.

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