Grand débat : Macron face aux Français pour convaincre

Xavier Trudeau
Avril 25, 2019

Emmanuel Macron face à 150 journalistes français et étrangers pendant deux heures.

Emmanuel Macron devait s'adresser aux Français le 15 avril mais l'incendie de Notre-Dame l'a contraint à reporter son allocution. Attendu depuis des mois, l'événement est destiné à dévoiler les enseignements que le chef de l'Etat a tiré du grand débat qu'il avait lancé le 15 janvier pour tenter de sortir de la crise des Gilets jaunes. Il commencera la conférence de presse, retransmise par les principales chaînes de télévision et de radio, par une déclaration d'une vingtaine de minutes qui " donnera des perspectives et un cap ", selon l'Élysée. Ces derniers et des responsables de la majorité se réuniront lundi 29 avril, sous la houlette du Premier ministre Édouard Philippe. Le chef de l'Etat ne va pas les "changer en profondeur" rapporte l'AFP, mais il va "les expliquer" et "rien n'interdit d'en ajouter", souligne-t-on dans son entourage.

Il devrait ainsi préciser les conditions de baisses d'impôts pour les classes moyennes, de la réindexation des retraites inférieures à 2 000 euros ou de la promesse de ne pas fermer d'écoles ou d'hôpitaux jusqu'à la fin du quinquennat. Pour la porte-parole Sibeth Ndiaye, il faudra "très rapidement se mettre en ordre de bataille pour définir un calendrier (.) de mise en œuvre des annonces qui auront été faites".

Emmanuel Macron est en outre appelé à expliciter ses intentions sur la décentralisation, la possibilité d'organiser des référendums locaux ou la transition écologique. "Je ne doute pas que les commentaires seront majoritairement négatifs car il y aura eu tellement d'attente", prévient un membre du gouvernement. " Emmanuel Macron se voudra pédagogue et souhaite être compris", conclut le journaliste.

Parmi les nombreux sujets que le Chef d'Etat devra aborder, le souci des Gilets Jaunes est l'un des plus importants.

Le Rassemblement National pointe le risque que cette "opération de communication" du président n'ait "un effet dévastateur" en cas de déception des Français.

Selon le sondage Ipsos-Sopra Steria, 52% des Français assurent que leur choix pour ce scrutin sera déterminé avant tout par les propositions des partis sur des questions nationales.

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