La grève des éboueurs dans la métropole s'étend au privé — Lyon

Xavier Trudeau
Avril 7, 2019

Ce vendredi matin, les éboueurs, agents de la Métropole de Lyon, ont voté la reprise du travail après 17 jours de grève, soit autant de jours que la grève de 2012.

"Insuffisant" pour les salariés qui réclament 300 euros net de plus par mois et souhaitent un alignement de leurs salaires et conditions de travail sur leurs homologues employés par la métropole.

Car sur Lyon et Villeurbanne, c'est une société privée, Pizzorno Environnement, qui assure la collecte pour la collectivité. Vendredi dernier, le président de la métropole, qui a négocié avec l'intersyndicale, non reconnue par une partie des grévistes, précisait avoir fait "une proposition particulièrement engagée aux agents de la collecte, à la fois sur les conditions de travail et sur les rémunérations".

Selon le syndicat Solidaires-Transport, "90% des personnels ont débrayé ce mardi dès 04 heures du matin avec des piquets de grève devant l'entreprise" à Vénissieux, a précisé Didier Goncalves, de Solidaires-Transport.

Une réunion de négociation avec la direction avait échoué mercredi après-midi, celle-ci ne voulant "rien donner" d'après des représentants syndicaux.

David Kimelfeld: vers la fin de la grève des éboueurs? La métropole a en outre saisi le tribunal administratif et le tribunal de grande instance afin de permettre le déblocage de l'accès aux usines d'incinération. Il leur a été notamment proposé une augmentation comprise entre 82 euros et 159 euros bruts mensuels, en fonction de la situation de chaque agent, ainsi que le recrutement de vingt éboueurs avant le 1er juillet.

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