La proposition de vente aux chinois retoquée — Aéroport Toulouse-Blagnac

Xavier Trudeau
Апреля 17, 2019

La cour administrative d'appel a annulé mardi 16 Avril les décisions portant sur la sélection des candidats au rachat des parts détenues par l'Etat au sein de l'aéroport Toulouse-Blagnac.

La privatisation de l'aéroport de Toulouse se complique. Elle précise dans un communiqué que le contrat de cession n'est pas pour autant remis en cause dans l'immédiat. Un vice dans la transactionIls arguaient que "l'offre indicative " (initiale) avait été déposée par Casil associé à la SNC Lavalin, un groupe canadien, mais que l'offre finale n'avait été présentée que par le groupe Casil.

"Les syndicats requérants sont fondés à soutenir que cette méconnaissance du cahier des charges, qui a nécessairement affecté le choix de l'acquéreur, entache d'illégalité la décision de céder à la société Casil Europe 49,99 % des parts du capital de la société anonyme Aéroport de Toulouse-Blagnac, jusque-là détenues par l'Etat", conclut-elle.

Casil Europe a confirmé en début d'année son intention de revendre sa participation acquise en avril 2015 pour 308 millions d'euros. Pour Christophe Lèguevaques, l'avocat des trois syndicats, "c'est une victoire complète, le juge administratif ne pouvait pas aller au-delà".

"Il nous reste à transformer l'essai en obtenant devant le tribunal de commerce le constat de l'incapacité de l'Etat de vendre à Casil, et donc la nullité de la vente", a-t-il ajouté. "Les acheteurs potentiels vont y regarder à deux fois".

La Cour administrative d'appel de Paris estime que Casil n'était pas apte à candidater.

Début 2018, l'État avait décidé de garder la part de 10,01 % qu'il conservait, sur laquelle Casil avait une option. Les autres actionnaires, à hauteur de 40 %, sont la Région, le département, la métropole de Toulouse et la Chambre de commerce et d'industrie (CCI).

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