Le numerus clausus relevé de 10% dès septembre — Etudiants en santé

Evrard Martin
Avril 26, 2019

Il était temps. Alors que certaines facultés ont déjà fait passer les examens aux étudiants de Paces, l'arrêté fixant le numerus clausus pour l'année prochaine n'avait toujours pas été publié.

Le projet de loi Santé promettait de s'y attaquer, c'est désormais chose faite.

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Ainsi, le nombre d'étudiants qui seront admis en deuxième année de médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme à la rentrée de septembre 2019 augmentera de 10% par rapport à l'an dernier. Qualifié d'"absurdité" par Emmanuel Macron, qui a promis sa suppression à partir de 2020, le "numerus clausus" sera ainsi porté à un niveau record pour son avant-dernier millésime. Selon les termes de l'arrêté de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, 14 928 places seront ouvertes pour les quatre filières, soit 1 405 de plus qu'en 2018. L'ouverture sera plus sensible en pharmacie (3.261 places, soit 137 de plus) et en maïeutique (1.033 places, soit 42 de plus). Les étudiants de Paces bénéficient de 606 places supplémentaires, soit une hausse de 7.4% qui tient compte de l'augmentation transitoire du numerus clausus dans les facultés ayant supprimé le redoublement à la rentrée 2018-2019 (Paris V, VI, VII et Brest).

Ce texte prévoit que les quotas d'étudiants admis en 2e ou 3e année seront à l'avenir déterminés par les universités, en accord avec les agences régionales de santé, selon les capacités et les besoins du territoire. L'objectif est de lutter contre les déserts médicaux et accompagner une meilleure répartition sur le territoire avec des incitations à l'installation.

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