Les agressions sur les médecins ont atteint un record en 2018

Evrard Martin
Avril 4, 2019

Les violences subies par les médecins, et en particulier par les généralistes, ont augmenté de 9 %.

Injures, menaces, vols, coups. les médecins sont de plus en plus victimes de violences.

Il s'agit majoritairement d'agressions verbales et de menaces, citées dans 66 % des déclarations, devant les vols ou tentatives de vols (18 %), le vandalisme (8 %) et les agressions physiques (7 %). Le ou les agresseurs ont fait usage d'une arme dans 3% des cas.

Les généralistes sont les médecins les plus touchés (70%, contre 61% en 2017) alors qu'ils ne représentent que 44% de la population médicale globale. L'Ordre des médecins appelle "une nouvelle fois les pouvoirs publics à se saisir de cet enjeu majeur " et demande aux préfets d'accélérer le déploiement d'un protocole signé avec l'État en 2011 pour améliorer la sécurité des professionnels.

A l'inverse, la part de spécialistes ayant subi des incidents est, elle, passée de 39 % en 2017 à 30 % en 2018, les ophtalmologues, les dermatologues et les gynécologues étant les plus visés. Selon l'Ordre des médecins, ce sont des femmes qui en sont victimes dans 49 % des cas, alors que le taux de féminisation des professions de santé est de 47 %.

L'agresseur est un patient dans plus de la moitié des cas (54 %), plus rarement un accompagnateur (15 %).

Des incidents liés à " un reproche relatif à une prise en charge " dans 31 % des situations, et plus d'un sur dix à un vol (17%), un refus de prescription (16%), une falsification de document (ordonnance ou certificat, 11%), ou encore d'un temps d'attente jugé trop long (11%). Plus dramatique encore, ces incidents ne semblent être que la partie visible de l'iceberg.

Avec 162 incidents, la région Hauts-de-France est la 2e la plus touchée du pays, derrière l'Ile-de-France (171 déclarations).

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