Les intentions d’embauche des entreprises en forte hausse en 2019

Xavier Trudeau
Апреля 14, 2019

Bonne nouvelle pour l'emploi. Non seulement le nombre de recrutements augmente à 4,3 en moyenne par établissement, mais le nombre d'entreprises en recherche de main-d'?uvre progresse également pour atteindre 26,4 % d'entre elles.

Lorsque Pôle Emploi, fin 2018, a interrogé les entreprises bretonnes sur leurs intentions d'embauche pour 2019, elles ont été plus nombreuses à répondre par l'affirmative.

Intentions d'embauche ne signifie pas automatiquement embauche, a-t-il rappelé, certaines pouvant être abandonnées ou, au contraire, donner lieu à plus de recrutements par effet de cascade. Celle-ci concerne tous les secteurs d'activité, à l'exception de l'industrie manufacturière.

Parallèlement, les difficultés anticipées de recrutement sont aussi en forte hausse, et concernent 50,1 % des projets d'embauche (44,4 % en 2018).

Conformément à la structure de l'économie française, les services, aux particuliers ou aux entreprises, captent le plus grand nombre de projets d'embauches, comme en témoigne le Top 3 des métiers les plus recherchés (hors saisonniers de l'agriculture): agent d'entretien de locaux; serveurs de cafés ou de restaurants; aides, apprentis ou employé de cuisine. Cela représente 2,69 millions d'embauches potentielles.

Si les PME ont le plus de mal à recruter, les grandes entreprises de plus de 200 salariés ne sont plus épargnées (43 %, en hausse de onze points). En tête des métiers "difficiles", plusieurs du bâtiment (couvreurs, charpentiers, plombiers-chauffagistes.) et de l'industrie (carrossiers, mécaniciens, ouvriers qualifiés de maintenance, dessinateurs en mécanique.) mais aussi les métiers de l'aide à domicile.

Pour faire connaître ces métiers en tension, les agences Pôle emploi organisent chaque semaine un événement (job dating, découverte du métier.), soit "24 000 opérations" depuis septembre, selon M. Bassères. La première, qui revient dans les trois quarts des réponses, porte sur " l'inadéquation " du profil du candidat, conséquence d'un manque d'expérience, de motivation, de compétences techniques, ou d'un relationnel défaillant.

Les employeurs s'attendent toutefois à d'importantes difficultés de recrutement, selon Pôle emploi.

Cette enquête vient confirmer une autre publiée en décembre par l'Insee, qui soulignait que les difficultés de recrutement retrouvaient "un niveau proche de celui atteint en 2008", avant la crise.

En 2018, 75% des promesses d'embauche se sont concrétisées.

Pôle emploi publie tous les ans une enquête sur les besoins de main-d'œuvre.

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