Les nationalistes corses boycottent le rendez-vous — Grand débat

Xavier Trudeau
Avril 5, 2019

" Le président de la République est tout à fait disponible pour un échange avec Messieurs Simeoni et Talamoni à Cozzano ou à Paris dès qu'ils le souhaiteront ", a ajouté l'Elysée, en rappelant que " les présidents des groupes de l'Assemblée de Corse, s'ils ne sont pas maires, sont les bienvenus à Cozzano pour débattre". Dans ce cadre, il a appelé à aller au-delà du grand débat national, notamment "parce que le dialogue entre la Corse et l'Etat doit s'inscrire dans un processus qui a vocation à se poursuivre indépendamment du grand débat".

"On est vraiment obligé d'aller en Corse?", lance un CRS qui, au milieu de sa compagnie abritée sous un toit de boucliers à la façon d'une légion romaine avant d'affronter les irréductibles Gaulois, semble tout droit sorti d'un album Astérix.

Emmanuel Macron "n'ira pas " jeudi à l'Assemblée de Corse, a annoncé l'Élysée, refusant l'invitation lancée dans la matinée par les dirigeants nationalistes, qui ont décidé de boycotter le grand débat entre le chef de l'État et des élus à Cozzano.

Dans son interview publiée mardi dans Corse-Matin, Emmanuel Macron "a appelé de ses voeux l'ouverture d'un 'dialogue pour l'Histoire' et s'est dit 'disponible et volontaire' pour engager celui-ci", avait déclaré Gilles Simeoni. "Le président répondra à toutes les questions, ses proches le disent serein", détaille la journaliste. De plus, "il a décliné deux invitations: celle de l'Assemblée territoriale, qui souhaitait lui faire rencontrer des élus; et celle de Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse".

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