Libye : intensification des combats au sud de Tripoli

Claudine Rigal
Avril 14, 2019

L'ANL accuse également le camp adverse d'avoir des " terroristes " au sein de ses forces. Malgré cet appel, les combats s'intensifient vendredi sur plusieurs fronts dans la banlieue sud de la capitale, en particulier à Ain Zara, Wadi Rabi et al-Swani.

Le président du parlement de l'est libyen a annoncé que les forces du maréchal Khalifa Haftar poursuivraient leur offensive sur Tripoli, malgré les nombreux appels à cesser des combats qui ont déjà fait au moins 121 morts. Pour compléter ces tristes statistiques, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU estime 13.500, le nombre de personnes déplacées dont 900 seulement ont pu être reçues dans des centres d'accueil.

Une douche froide pour la diplomatie italienne qui s'activait en coulisses pour aboutir à une trêve et un retrait des forces de l'Armée nationale libyenne de la ville de Tripoli et de ses environs, pour relancer le plan de paix des Nations unies et ce, dès les tout prochains jours. En outre, "de nombreuses familles restent bloquées à l'intérieur des zones touchées par le conflit", a-t-il dit.

Vient s'ajouter le fait que les vivres s'amenuisent.

Tripoli, Libye, 13 avril (Infosplusgabon) - L'opération militaire menée par l'Armée nationale libyenne dirigée par le maréchal Khalifa Hafter contre la région Ouest du pays et la capitale Tripoli ayant attisé la tension dans le pays entraînant le report de la Conférence nationale prévue du 14 au 17 avril courant pour mettre en place un calendrier électorale mettant fin à la transition politique, a constitué le principal sujet traité par les journaux libyens cette semaine.

Depuis la chute de régime de Mouammar Kadhafi en 2011, des milices rivales s'adonnent à une lutte d'influence pour dominer la capitale et contrôler les institutions et les richesses du pays, plongé dans le chaos.

Un projet de déclaration commune des 28 Etats membres de l'UE avait été approuvée jeudi soir après amendement.

Les événements sur le terrain ont perturbé la scène libyenne dans son ensemble, a ajouté le journal, précisant que la nouvelle a été un choc pour tout le monde, citant, à titre d'exemple le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a exprimé sa préoccupation pour le "mouvement militaire" et "le risque de confrontation", après une réunion avec président du Conseil présidentiel, Fayez Al-Sarraj à Tripoli où il a effectué une visite. Celui-ci a également assuré les habitants de Tripoli que "la campagne pour libérer la ville sera limitée et ne violera aucune liberté, mais permettra de rétablir la sécurité et de lutter contre le terrorisme".

Une source européenne est allée dans le même sens en affirmant que des criminels et des groupes islamistes radicaux, dont certains font l'objet de sanctions apr l'ONU, avaient rejoint les lignes de front contre l'ANL.

Selon lui, "Haftar ne peut pas prendre Tripoli", sauf si les forces qui contrôlent la capitale "changent de camp".

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