Où va le Brexit? Les scénarios possibles

Claudine Rigal
Avril 13, 2019

L'Allemagne avait elle pris la tête d'un large groupe favorable à un report long, ce qui a frappé les esprits: les Vingt-Sept se prévalent en effet depuis le début des pourparlers sur le Brexit d'avoir pu garder leur unité.

Il prévoit un nouveau report du Brexit par une "extension flexible jusqu'au 31 octobre". Bref, une belle victoire pour une Première ministre qui arrivait pourtant à Bruxelles sans cartes en main.

Le sommet a été tendu, mais au final, Theresa May a obtenu ce qu'elle était venu chercher mercredi soir à Bruxelles: un nouveau report de la date du divorce entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne. Quant à la date du 31 octobre, elle n'a pas non plus été choisie au hasard dans la mesure où elle correspond à l'entrée en fonction de la prochaine Commission européenne. "Nous avons une Renaissance européenne à conduire, j'y crois très profondément et je ne souhaite pas que le sujet du Brexit vienne nous bloquer sur ce point", a-t-il tweeté.

Dominique Strauss-Kahn assure qu'il ne regrettera pas la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et espère que le processus suivra son cours. Si elle y parvient, les Britanniques sortiront de l'UE le 1er juin.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait proposé avant le sommet un délai d'un an maximum, afin que les Britanniques puissent clarifier leur position et prendre une décision.

La stratégie d'Emmanuel Macron était d'obtenir le plus de garanties possibles de la part du Royaume-Uni. Mais les Britanniques peuvent tout à fait quitter l'Union européenne avant cette "deadline".

Si le Royaume-Uni est toujours membre de l'UE après le 1er juin, cela signifie qu'il aura participé aux élections européennes fin mai.

"Dès lors, devant l'impasse, s'il devait s'avérer que le Parlement britannique refuse de voter l'accord qui est sur la table et si un second référendum n'est pas envisageable, alors il faut se séparer et il faut se séparer vite", conseille-t-il au lendemain d'un nouveau report du Brexit, au 31 octobre, décidé par les 27 membres de l'UE pour éviter un divorce sans accord. Jeremy Corbyn, chef de file du Parti travailliste, s'est quant à lui réjoui de l'attitude du gouvernement qui semble, selon lui, disposé à faire des compromis. Ils enverraient ainsi des députés au Parlement européen, donnant à cette affaire du Brexit un tour un peu plus surréaliste encore. "Il pourrait être nommé et ne pas siéger, ou il pourrait ne pas être nommé", explique cette source.

Theresa May a justifié sa demande de report par l'ouverture de discussions "sérieuses et constructives" entre son gouvernement et l'opposition travailliste.

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