Paludisme : un vaccin - enfin - à l'horizon ?

Evrard Martin
Avril 25, 2019

Développé par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) et l'organisation non gouvernementale Path, le produit a reçu l'aide financière de l'Alliance du vaccin (Gavi), le Fonds mondial de lutte contre le paludisme et l'Unicef.

"Oui ce test à grande échelle permettra surtout de voir s'il est faisable de l'introduire dans le programme de vaccination de routine, et si en complément des autres mesures de lutte contre le paludisme, c'est à dire les moustiquaires, les pulvérisations, le traitement préventif et la rapidité de diagnostic et de traitement, il apporte l'outil complémentaire qui permettrait de diminuer de manière spectaculaire la malaria dans les pays à forte transmission".

Lors des essais préliminaires menés de 2009 à 2015, le vaccin n'a permis de réduire que de 39% le nombre d'épisodes paludiques chez les enfants de 17 mois à 5 ans. Trois pays sont concernés: le Malawi, le Ghana et le Kenya, qui vont faire vacciner les enfants âgés de 2 ans maximum. Avec 90 % des 435 000 personnes mortes du paludisme en 2017, l'Afrique est le continent le plus touché par cette maladie qui se transmet par les moustiques.

Dans trois pays africains, des enfants âgés de moins de deux ans vont bénéficier d'une vaccination contre le paludisme: au Malawi, au Ghana et au Kenya.

À la veille de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme jeudi 25 avril, l'Organisation mondiale de la santé, l'OMS, annonce le lancement de tests à grande échelle du vaccin le plus avancé, mais à l'efficacité limitée.

Les enfants âgés de moins de 5 ans représentent plus des deux tiers de ces décès.

Baptisé "Mosquirix" ou RTS, S, ce sérum est le premier vaccin antipaludique au monde, et le seul jusqu'à présent, ayant montré une efficacité protectrice contre la malaria chez le jeune enfant. Cela s'avère nécessaire en raison des ravages causés par la pandémie, même si entre 2000 et 2015, le nombre de personnes décédées de cette maladie a diminué de 62%. Il ne permet pas de se prémunir totalement de la maladie, mais il réduit considérablement les cas d'infection. L'objectif de l'OMS est de réduire le nombre de morts de 90% en 2030 par rapport aux 429'000 enregistrées en 2015.

Des investissements médicaux auxquels s'ajoutent des campagnes de sensibilisation.

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