Le chef indien Raoni sera reçu par Macron jeudi — Déforestation au Brésil

Xavier Trudeau
Mai 18, 2019

Un autre chef indien d'Amazonie Almir Narayamoga Surui a alerté mardi des députés sur les dangers de la déforestation "encore plus intenses" sous la présidence de Jair Bolsonaro. "Pour des raisons de culture du soja et d'élevage bovin, (Bolsonaro) menace de réduire les terres indigènes et de retirer toute possibilité de conservation des parcs nationaux et de préservation de la forêt".

Le légendaire dirigeant indigène Raoni s'est rendu, dimanche 12 mai 2019, à Paris, pour entamer une tournée de trois semaines en Europe où il rencontrera des chefs d'État, des célébrités et le pape François pour parler des menaces croissantes pesant sur l'Amazonie. "Aujourd'hui, le Brésil devrait être le leader mondial dans le développement durable. Il n'a même plus aucun respect pour la Constitution fédérale", a déploré Almir Narayamoga Surui qui défend la forêt depuis près de 30 ans.

Cette tournée au cours de laquelle il doit également rencontrer le président Emmanuel Macron, l'amènera ensuite en Belgique (où il doit participer à une marche pour le climat avec des étudiants belges), au Luxembourg, à Monaco (il en profitera pour aller monter les marches du Festival de Cannes), ainsi qu'en Italie et au Vatican, où un entretien est prévu avec le pape, selon le programme communiqué par l'association Forêt Vierge dont le siège est à Paris et dont Raoni est le président honoraire.

Illustration de son approche de la question indigène, le chef de l'Etat, un ancien militaire d'extrême droite, s'est demandé peu après son élection "pourquoi maintenir les Indiens reclus dans des réserves, comme des animaux dans un zoo?".

La déforestation, qui avait baissé de manière spectaculaire en Amazonie de 2004 à 2012, est repartie de plus belle en janvier: hausse de 54% par rapport à janvier 2018, d'après l'ONG Imazon.

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