Le Labour rompt les négociations sur le Brexit avec le gouvernement

Claudine Rigal
Mai 18, 2019

Mais si "le Parlement (britannique) n'a pas adopté un accord de sortie, approuvé par la reine, d'ici le 30 juin", les députés "siègeront", près de trois ans après le référendum qui a décidé de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, a pointé plus tôt dans la journée un porte-parole de la Première ministre. Vendredi, les travaillistes ont rompu les pourparlers avec la Première ministre, à six jours des élections européennes.

Ce dernier conteste en particulier une disposition de l'accord de Brexit appelée "filet de sécurité" (backstop en anglais) qui vise à éviter le retour d'une frontière physique en Irlande entre le nord, province britannique, et la République d'Irlande, membre de l'UE, en prévoyant le maintien de tout le Royaume-Uni dans une union douanière si aucune autre solution n'est trouvée.

Theresa May, lors d'un événement tenu par son parti en vue des élections européennes qui auront lieu la semaine prochaine.

C'est à l'issue d'une réunion avec le chef du Labour, Jeremy Corbyn, que le gouvernement a annoncé la présentation de son projet de loi, affirmant que les discussions avaient été "utiles et constructives". Le Royaume-Uni retient son souffle et se prépare pour un nouveau moment de vérité. Ce tour de passe-passe permet à la première ministre de remettre à l'ordre du jour par une porte dérobée son accord de Brexit. "Par conséquent, nous soumettrons le projet de loi d'accord de retrait dans la semaine commençant le 3 juin", a-t-il ajouté.

"Nous avons convenu que nous nous rencontrerons après la deuxième lecture du projet de loi (en juin) pour convenir d'un calendrier pour l'élection d'un nouveau chef du Parti conservateur" et cela que le projet de loi soit "adopté ou rejeté", a déclaré le président du comité Graham Brady.

Mais "la fin de Theresa May ne veut pas nécessairement dire la fin de son accord sur le Brexit", a souligné Simon Usherwood, politologue de l'Université de Surrey. Boris Johnson, ancien maire de Londres, est le premier à avoir officiellement confirmé sa candidature à la succession de Theresa May, jeudi 16 mai. Un Brexit sans accord est le scénario cauchemar pour les milieux d'affaires et un facteur de baisse de la livre.

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