Le mouvement n'a "plus de débouché politique" estime Macron — "Gilets jaunes"

Claudine Rigal
Mai 18, 2019

Emmanuel Macron a notamment contesté le bilan du Front national depuis leur victoire européenne de 2014.

Seule une poignée de "gilets jaunes" et de militants "anti-G7" s'étaient rassemblés derrière les barrières pour huer le passage de sa voiture en fin d'après-midi. À un peu plus d'une semaine des élections européennes, le président de la République Emmanuel Macron s'est exprimé au sujet de cette mobilisation.

"Ils ont voté contre tous les projets que la France a défendus en Europe, y compris pour nous protéger", a-t-il ensuite critiqué, en demandant aux citoyens de vérifier l'action du parti de Marine Le Pen après les attentats de 2015: "François Hollande, qui était alors le président de la République, s'est battu avec beaucoup de justesse pour mieux protéger nos aéroports, mieux ficher et prévenir les gestes terroristes". Quelles sont les forces politiques qui n'ont pas voulu voter avec nous?

"Leur bilan est une catastrophe pour le pays et pour l'Europe", a ainsi insisté le chef d'Etat.

Emmanuel Macron en a profité pour reprendre sa tradition de "déambuler" dans les rues au contact des habitants, qu'il affectionne lors de ses déplacements en régions et qu'il avait stoppée avec la crise des "gilets jaunes".

En outre, Emmanuel Macron n'a pas remis en cause les orientations politiques menées depuis plusieurs années afin d'expliquer la montée des partis eurosceptiques en Europe.

"Emmanuel Macron détourne la fonction présidentielle et en abuse pour se comporter en véritable chef de clan", a immédiatement rétorqué sur twitter la tête de liste RN Jordan Bardella. A la veille de l'acte 27, prévu le 18 mai, les Gilets jaunes en ont également pris pour leur grade. Il a même incité les personnes qui "portent des idées", à se présenter aux élections. "Il y a cinq ans il a été le grand gagnant, il ne faut pas l'oublier, et nous n'avons pas offert au reste de l'Europe le plus beau des visages", a poursuivi Emmanuel Macron.

Comme "il y a trop de violence dans notre société", le chef de l'État a appelé tout le monde au calme.

"Je considère pour ma part que j'ai apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement (.) Je crois que (pour) celles et ceux qui continuent aujourd'hui (à manifester), il n'y a plus de débouché politique". "Il n'y a plus de débouchés politiques", prévient le président.

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