Le trouble du jeu vidéo désormais reconnu comme une maladie par l’OMS

Alain Brian
Mai 27, 2019

Le fait d'entériner le trouble du jeu vidéo dans la Classification internationale des maladies permettra notamment aux médecins du monde entier de le diagnostiquer et de proposer un traitement que les professionnels de la santé se chargeront de déterminer.

Dorénavant, les troubles du jeu-vidéo font partie intégrante des maladies reconnues comme étant dues à des comportements addictifs. Elle y propose une déclaration faite au nom de l'industrie du jeu vidéo dans son ensemble, avec des représentants issus de l'Europe, les USA, le Canada, l'Australie ou encore le Brésil, encourageant l'OMS à " ré-examiner au plus vite sa décision d'inclure les troubles du jeu vidéo à la onzième édition de sa Classification Internationale des Maladies.

Le trouble du jeu vidéo est défini comme un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d'autres centres d'intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables. Rappelons, comme l'indique l'institution, que la CIM "sert de base pour établir les tendances et les statistiques sanitaires partout dans le monde". Elle fournit ainsi "un langage commun grâce auquel les professionnels de la santé peuvent échanger des informations sanitaires partout dans le monde". L'attitude est suffisamment sévère pour entraîner une déficience dans la vie personnelle, familiale, sociale, éducative et autres secteurs importants du fonctionnement humain. Si l'OMS reconnaît que ce trouble "ne touche qu'une très petite partie des personnes qui utilisent des jeux numériques ou vidéo", elle explique néanmoins qu'il est important pour les joueurs de rester "attentifs au temps passé sur les jeux, surtout si les activités du quotidien viennent à pâtir de cette pratique".

En juin 2018, l'OMS intégrait les jeux vidéo dans la section consacrée aux addictions de cette liste. Le comportement lié au jeu et autres composantes doivent se manifester généralement sur une période d'au moins 12 mois afin de pouvoir valider un diagnostic, bien que la durée requise puisse être réduite si tous les critères de diagnostic sont remplis et si les symptômes sont graves.

Le modèle de comportement peut être continu ou épisodique et récurrent.

En clair, jouer aux jeux-vidéo n'est pas une maladie en soi, mais l'addiction à ces derniers oui.

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