L'Irlande juge acceptable le "nouvel accord" de May — Brexit

Claudine Rigal
Mai 22, 2019

Si les députés approuvent début juin son projet de loi, qui vise à transposer l'accord de divorce avec l'UE en droit britannique, elle entend leur permettre de voter sur la tenue d'un second référendum sur le Brexit ainsi que sur le maintien temporaire du Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE. Peinant à rallier les députés à son plan de Brexit, déjà rejeté à trois reprises, le Premier ministre Theresa May leur a ainsi présenté sa "dernière chance de trouver un moyen" de respecter la volonté exprimée par les citoyens lors du référendum de juin 2016.

Pour tenter de s'attirer la sympathie de l'opposition travailliste menée par Jeremy Corbyn, la dirigeante conservatrice a en outre assuré que les droits des travailleurs et les protections environnementales seraient garantis.

La Première ministre a reconnu mardi que la question douanière était la "plus difficile", ajoutant qu'il fallait encore "résoudre ce différend".

Au cas improbable où les députés adopteraient cette fois le texte via le projet de loi qui leur sera soumis, le Royaume-Uni pourrait alors quitter l'UE dès le 31 juillet avec un accord prévoyant une transition et amortissant le choc. Second référendum, union douanière temporaire: des solutions qui ne font pas l'unanimité. C'est à ces questions que Theresa May s'échine à répondre par des propositions aux députés britanniques depuis des mois. "Lorsque les députés voteront, ils seront confrontés à un choix très clair: voter pour concrétiser le Brexit ou se dérober à nouveau", avait-t-elle déclaré.

Qu'ils adoptent ou rejettent ce projet de loi, Theresa May devra se préparer à céder sa place.

Mme May a précisé que le gouvernement aura l'obligation de chercher des arrangements autres que le backstop d'ici décembre 2020.

"Jeudi, elle a été sommée au cours d'une réunion avec le comité 1922, responsable de l'organisation des conservateurs, de " convenir " dès juin " d'un calendrier pour l'élection d'un nouveau chef du Parti conservateur ".

En attendant, Theresa May a une nouvelle fois appelé les parlementaires à l'aider à mettre fin à l'interminable feuilleton du Brexit, qui monopolise l'actualité britannique depuis le référendum de 2016 et qui a profondément divisé le pays.

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